vendredi 13 septembre 2019

Dans le cerisier

Lévis, chez nous. 

Cette semaine, tôt matin, je termine mon déjeûner et je regarde par la fenêtre de la cuisine. Le temps est gris et il bruine mais … voilà! Le moment tant attendu depuis des semaines est enfin arrivé : les fruits sont mûrs et le cerisier de la cour est rempli de merles d’Amérique. Ils sont au moins sept, les gloutons, et ils s’en donnent à cœur joie! Avec eux, je vois aussi une petite paruline, mais de quelle espèce? Je ne sais pas : leurs plumages d’automne se ressemblent trop et je ne la vois qu’à la sauvette, entre deux frémissements d’ailes et de feuilles. Qu’importe : elle aussi a pu profiter des gourmandises de l’arbre. 

Puis, le lendemain, à travers les merles, je me demande s’il n’y a pas une grive, mais je ne la vois, elle aussi, que très rapidement. 

Le surlendemain, enfin, plusieurs espèces sont visibles dans le cerisier : des merles, la grive à dos olive (que j’ai pu reconnaître cette fois avec certitude), un étourneau sansonnet, deux bruants à gorge blanche (forme chamois) et au moins un bruant familier

Les années passées, j’avais observé, dans le même cerisier, des merles, des quiscales bronzés et des geais bleus, sans parler, un soir, de quatre ratons-laveurs! C'est qu'il en attire, du monde, ce bel arbre!