Lévis, chez nous.
Cette semaine, tôt matin, je termine mon déjeûner
et je regarde par la fenêtre de la cuisine. Le temps est gris et il
bruine mais … voilà! Le moment tant attendu depuis des semaines
est enfin arrivé : les fruits sont mûrs et le cerisier de la
cour est rempli de merles d’Amérique. Ils sont au moins
sept, les gloutons, et ils s’en donnent à cœur joie! Avec eux, je
vois aussi une petite paruline, mais de quelle espèce? Je ne sais
pas : leurs plumages d’automne se ressemblent trop et je ne la
vois qu’à la sauvette, entre deux frémissements d’ailes et de
feuilles. Qu’importe : elle aussi a pu profiter des
gourmandises de l’arbre.
Puis, le lendemain, à travers les merles,
je me demande s’il n’y a pas une grive, mais je ne la vois, elle
aussi, que très rapidement.
Le surlendemain, enfin, plusieurs
espèces sont visibles dans le cerisier : des merles, la grive
à dos olive (que j’ai pu reconnaître cette fois avec
certitude), un étourneau sansonnet, deux bruants à gorge
blanche (forme chamois) et au moins un bruant familier.
Les années passées, j’avais observé, dans le même cerisier, des
merles, des quiscales bronzés et des geais bleus, sans parler, un
soir, de quatre ratons-laveurs! C'est qu'il en attire, du monde, ce bel arbre!