Le matin, au bord du fleuve, Parcours des anses (Bienville). Lorsque un pygargue à tête blanche arrive à hauteur de la falaise, les nombreux goélands à bec cerclé et canards colverts s'envolent dans le temps de le dire! Un peu plus tard, j'entends un "plouf!" et je me retourne : un balbuzard pêcheur est à la surface du fleuve, les ailes étendues sur l'eau. Il essaye de s'envoler, mais n'y arrive pas. Que ce passe-t-il? Je suis intrigué. L'oiseau essaie de nouveau, mais sans succès. Au troisième essai, je réussis à voir qu'il tient dans ses serres un poisson presque aussi long que lui. Il retombe encore sur l'eau, les ailes à plat. Après quatre ou cinq essais, il échappe le poisson qui disparaît. Le balbuzard n'a plus qu'à s'en aller. Je vois aussi un canard noir, parmi les colverts, un cormoran à aigrettes, deux urubus à tête rouge, sept bernaches du Canada et un grand héron. Pas de passereaux, mais il vente à écorner les boeufs.
L'après-midi, chez nous. Les oiseaux qui ont pratiquement vidé le cerisier de la cour se régalent maintenant dans le cormier des voisins. Mais il y a, sous le cerisier, un oiseau que je n'ai jamais vu auparavant: dessus brun et dessous jaune picoté de brun. Je fais un petit croquis très rapide sur le premier bout de papier venu et, après avoir bien observé ce petit oiseau au bec fin, qui remue la queue continuellement, je cherche dans mes livres: c'est une paruline des ruisseaux!