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| Parc côtier Kiskotuk |
Il faisait
particulièrement beau, dimanche. Mon amie Myriam et moi avons donc décidé d’aller
faire un petit tour dans le bas du fleuve. Notre objectif était de profiter de
la migration d’automne pour voir des limicoles et des grands échassiers – et on
en a vu! Au moins huit espèces de limicoles et deux espèces de grands échassiers. En
tout, pas loin de quatre cents oiseaux à grandes pattes, sans parler des autres
espèces comme les goélands, les canards, les corneilles et les mésanges. Ça
fait du monde! |
| Grand héron |
On a donc
exploré des endroits propices à l’observation des limicoles et échassiers :
mare, étang d’épuration, plages et abords de quais. Aux étangs Kiskotuk, à
Cacouna, on a d’abord observé un grand héron puis un oiseau mystère. J’ai d’abord
cru à un bécasseau, en raison de sa petitesse, mais ce n’en était pas un. C’est
de retour à la maison que j’ai réussi à l’identifier, en épluchant plusieurs
livres, grâce à la photo ci-dessous. Petit limicole avec un cercle oculaire bien
évident, des pattes vert terne, le bord de l’aile repliée très sombre, contrastant avec le
blanc du dessous, cet oiseau se tenait dans des broussailles à l’écart des
autres limicoles présents sur le site. Myriam a aussi fait ses propres
vérifications, relativement à la ligne blanche qui va de l’œil au bec et relativement
à celle qui va du ventre au menton. Conclusion commune : un chevalier
solitaire, mon tout premier à vie. J’étais content!
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| Chevalier solitaire |
Puis, au même
endroit, on a observé sept grandes aigrettes et deux grands
chevaliers, ainsi que quelques petits canards et limicoles dont plusieurs restent
pour nous des points d’interrogation. Probablement des sarcelles et des
bécasseaux.
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Grandes aigrettes, canards et limicoles
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On a ensuite continué
notre route encore plus bas sur le fleuve jusqu’à un site appelé la grève
Leclerc. On espérait y voir des courlis corlieux, mais en vain. Il y avait là de
nombreux bécasseaux, mais trop loin pour être clairement identifiés, même à la
lunette. Au mieux. On y a identifié un chevalier grivelé et, pas très loin de
là, six petits chevaliers.
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| Grève Leclerc |
La photo d’un petit chevalier, prise plus tard à Kamouraska, ci-dessous, permet d’ailleurs
de voir combien cet oiseau ressemble au chevalier solitaire, tout en s’en
distinguant. Par exemple, le petit chevalier a des pattes jaune vif et n’a pas de cercle oculaire évident.
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| Petit chevalier |
C’est au
retour qu’on a fait le plus d’arrêts, notamment au quai de Rivière-du-Loup où
on espérait voir une spatule rosée qui y est parfois observée. Encore là, l’oiseau
n’était pas au rendez-vous. Toutefois, c’est quand même à cet endroit qu’on a
pu voir le plus grand nombre de limicoles, puisqu’on y a observé un pluvier
semipalmé et pas moins de trois cents bécasseaux semipalmés!
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| Notre-Dame-du-Portage |
Notre exploration ornithologique du bas du fleuve s’est terminée à Kamouraska, sur la plage Leblanc où on a pu observer
trois pluviers argentés. On y a aussi fait connaissance d’un sympathique
ornithologue du Vermont, un monsieur Sheppard, qui parlait assez bien français
et qui nous a déniché là quelques bécasseaux beaucoup plus pâles que les autres
présents sur le site : des bécasseaux sanderling. C’étaient mes deuxièmes
à vie.
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| Pêche à anguille à Kamouraska |
On a ensuite rangé nos jumelles pour aller prendre un bon repas à La Pocatière. C'était une belle journée!