mercredi 30 août 2023

Des oiseaux à grandes pattes

Parc côtier Kiskotuk

Il faisait particulièrement beau, dimanche. Mon amie Myriam et moi avons donc décidé d’aller faire un petit tour dans le bas du fleuve. Notre objectif était de profiter de la migration d’automne pour voir des limicoles et des grands échassiers – et on en a vu! Au moins huit espèces de limicoles et deux espèces de grands échassiers. En tout, pas loin de quatre cents oiseaux à grandes pattes, sans parler des autres espèces comme les goélands, les canards, les corneilles et les mésanges. Ça fait du monde!

Grand héron

On a donc exploré des endroits propices à l’observation des limicoles et échassiers : mare, étang d’épuration, plages et abords de quais. Aux étangs Kiskotuk, à Cacouna, on a d’abord observé un grand héron puis un oiseau mystère. J’ai d’abord cru à un bécasseau, en raison de sa petitesse, mais ce n’en était pas un. C’est de retour à la maison que j’ai réussi à l’identifier, en épluchant plusieurs livres, grâce à la photo ci-dessous. Petit limicole avec un cercle oculaire bien évident, des pattes vert terne, le bord de l’aile repliée très sombre,  contrastant avec le blanc du dessous, cet oiseau se tenait dans des broussailles à l’écart des autres limicoles présents sur le site. Myriam a aussi fait ses propres vérifications, relativement à la ligne blanche qui va de l’œil au bec et relativement à celle qui va du ventre au menton. Conclusion commune : un chevalier solitaire, mon tout premier à vie. J’étais content!

Chevalier solitaire

Puis, au même endroit, on a observé sept grandes aigrettes et deux grands chevaliers, ainsi que quelques petits canards et limicoles dont plusieurs restent pour nous des points d’interrogation. Probablement des sarcelles et des bécasseaux.

Grandes aigrettes, canards et limicoles

On a ensuite continué notre route encore plus bas sur le fleuve jusqu’à un site appelé la grève Leclerc. On espérait y voir des courlis corlieux, mais en vain. Il y avait là de nombreux bécasseaux, mais trop loin pour être clairement identifiés, même à la lunette. Au mieux. On y a identifié un chevalier grivelé et, pas très loin de là, six petits chevaliers. 

Grève Leclerc

La photo d’un petit chevalier, prise plus tard à Kamouraska, ci-dessous, permet d’ailleurs de voir combien cet oiseau ressemble au chevalier solitaire, tout en s’en distinguant. Par exemple, le petit chevalier a des pattes jaune vif et n’a pas de cercle oculaire évident.

Petit chevalier

C’est au retour qu’on a fait le plus d’arrêts, notamment au quai de Rivière-du-Loup où on espérait voir une spatule rosée qui y est parfois observée. Encore là, l’oiseau n’était pas au rendez-vous. Toutefois, c’est quand même à cet endroit qu’on a pu voir le plus grand nombre de limicoles, puisqu’on y a observé un pluvier semipalmé et pas moins de trois cents bécasseaux semipalmés!

Notre-Dame-du-Portage

Notre exploration ornithologique du bas du fleuve s’est terminée à Kamouraska, sur la plage Leblanc où on a pu observer trois pluviers argentés. On y a aussi fait connaissance d’un sympathique ornithologue du Vermont, un monsieur Sheppard, qui parlait assez bien français et qui nous a déniché là quelques bécasseaux beaucoup plus pâles que les autres présents sur le site : des bécasseaux sanderling. C’étaient mes deuxièmes à vie.

Pêche à anguille à Kamouraska

On a ensuite rangé nos jumelles pour aller prendre un bon repas à La Pocatière. C'était une belle journée!