mercredi 23 août 2023

Île-aux-Coudres

Belle petite excursion d’ornithologie à l’Île-aux-Coudres, dimanche, avec mon amie Myriam. C’était magnifique!

L’île se situe proche de Baie-Saint-Paul et des Éboulements, sur la rive nord du Saint-Laurent, et son côté septentrional, plus élevé, rappelle les montagnes proches de Charlevoix. Son côté méridional, lui, plus plat, fait davantage penser à la Côte-du-Sud, à quelques milles marins de l’autre côté du fleuve. Étonnamment, l'île et la Côte-du-Sud font partie de la même province géologique, celle des Appalaches, tandis que Charlevoix fait partie du Bouclier canadien. Les navires de fort tonnage passent dans le chenal au nord de l'Île-aux-Coudres. C’est aussi là qu’on emprunte le traversier pour se rendre à l'île et en revenir. Autre caractéristique de l’île : elle émerge de la partie engloutie du cratère météoritique de Charlevoix (aussi appelé Astroblème de Charlevoix). Le pic central de ce cratère se trouve aux Éboulements, tandis que la partie visible de son rempart débute à l’ouest de Baie-Saint-Paul et décrit, au nord, un grand arc de cercle qui se rend jusqu’à l’est de la Malbaie. Sur la première photo, le navire qui remonte le fleuve vers Baie-Saint-Paul et le nuage qui coiffe une montagne donnent une idée du gigantisme propre à Charlevoix. La deuxième photo, prise du côté sud de l’île, à marée basse, rend bien l’impression d’immensité tranquille de l’endroit. (Cliquer sur une photo pour l’agrandir.)

Navire près de Baie-Saint-Paul (© par l'auteur)

Coté sud de l'île (© par Myriam)

Notre découverte la plus intéressante, toutefois, a été la Pointe-du-Bout-d’en-Bas, où nous n’étions jamais allés. C’est un grand espace public qui s’étend de la route jusqu’au bout le plus oriental de l’Île-aux-Coudres, environ 1,5 km plus loin. C’est un milieu où l’on trouve du bois, des rosiers, un marécage, de la roche et – surtout – beaucoup d’oiseaux!

Pointe-du-Bout-d'en-Bas 1 (© par Myriam)

Pointe-du-Bout-d'en-Bas 2 (© par Myriam)

Pointe-du-Bout-d'en-Bas 3 (© par l'auteur)

En nous rendant à l’Île-aux-Coudres, Myriam et moi voulions bien sûr y contempler les paysages et y humer l’air floral et marin, mais nous souhaitions en particulier y observer des limicoles, à l’occasion de leur migration vers le sud. Du côté ouest de l’île, nous sommes d’abord restés sur notre faim: si nous en avons bien vu une centaine, ceux-ci étaient très loin et à contrejour – impossible à identifier plus précisément! Mais à la Pointe-du-Bout-d’en-Bas, c’était autre chose, puisqu’une quinzaine de pluviers semipalmés et une quarantaine de bécasseaux semipalmés ont surgi près de nous, volant en tout sens, se posant, décollant, partant et revenant à plusieurs reprises. Nous avons savouré leur observation durant de longues minutes!

Deux bécasseaux dans une mare (© par Myriam)

Voici la liste de la vingtaine d’espèces que nous avons pu observer sur l’ensemble de l’île, cette journée-là :

  • 16 oies des neiges
  • 1 bernache du Canada
  • 1 canard colvert
  • 3 canards noirs
  • 7 eiders à duvet
  • 15 pluviers semipalmés
  • 40 bécasseaux semipalmés
  • 45 goélands à bec cerclé
  • 39 cormorans à aigrettes
  • 10 grands hérons
  • 1 urubu à tête rouge
  • 1 busard des marais
  • 53 corneilles d’Amérique
  • 2 mésanges à tête noire
  • 2 sitelles à poitrine rousse
  • 1 merle d’Amérique
  • 1 jaseur d’Amérique
  • 3 chardonnerets jaunes
  • 6 bruants familiers
  • 2 fuligules (petits et/ou milouinans)
  • 100 autres limicoles non identifiés

Oies des neiges, coté sud (© par l'auteur)
Les photos prises par Myriam sont reproduites ici avec sa permission. Merci Myriam!