Belle petite
excursion d’ornithologie à l’Île-aux-Coudres, dimanche, avec mon amie Myriam. C’était
magnifique!
L’île se situe
proche de Baie-Saint-Paul et des Éboulements, sur la rive nord du Saint-Laurent,
et son côté septentrional, plus élevé, rappelle les montagnes proches de Charlevoix.
Son côté méridional, lui, plus plat, fait davantage penser à la Côte-du-Sud, à quelques
milles marins de l’autre côté du fleuve. Étonnamment, l'île et la Côte-du-Sud font partie de la même province géologique, celle des Appalaches, tandis que Charlevoix fait partie du Bouclier canadien. Les navires de fort tonnage passent dans
le chenal au nord de l'Île-aux-Coudres. C’est aussi là qu’on emprunte le traversier pour se rendre à l'île et en revenir. Autre caractéristique de l’île : elle émerge de la partie
engloutie du cratère météoritique de Charlevoix (aussi appelé Astroblème de Charlevoix). Le pic central de ce cratère
se trouve aux Éboulements, tandis que la partie visible de son rempart débute à l’ouest de Baie-Saint-Paul et décrit, au nord, un grand arc de cercle qui se
rend jusqu’à l’est de la Malbaie. Sur la première photo, le navire qui remonte le fleuve vers Baie-Saint-Paul et le nuage qui coiffe une montagne donnent une idée du
gigantisme propre à Charlevoix. La deuxième photo, prise du côté sud de l’île,
à marée basse, rend bien l’impression d’immensité tranquille de l’endroit. (Cliquer
sur une photo pour l’agrandir.)
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| Navire près de Baie-Saint-Paul (© par l'auteur) |
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| Coté sud de l'île (© par Myriam) |
Notre
découverte la plus intéressante, toutefois, a été la Pointe-du-Bout-d’en-Bas, où
nous n’étions jamais allés. C’est un grand espace public qui s’étend de la
route jusqu’au bout le plus oriental de l’Île-aux-Coudres, environ 1,5 km plus
loin. C’est un milieu où l’on trouve du bois, des rosiers, un marécage, de la
roche et – surtout – beaucoup d’oiseaux!
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| Pointe-du-Bout-d'en-Bas 1 (© par Myriam) |
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| Pointe-du-Bout-d'en-Bas 2 (© par Myriam) |
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| Pointe-du-Bout-d'en-Bas 3 (© par l'auteur) |
En nous rendant
à l’Île-aux-Coudres, Myriam et moi voulions bien sûr y contempler les paysages
et y humer l’air floral et marin, mais nous souhaitions en particulier y
observer des limicoles, à l’occasion de leur migration vers le sud. Du côté ouest
de l’île, nous sommes d’abord restés sur notre faim: si nous en avons bien vu une
centaine, ceux-ci étaient très loin et à contrejour – impossible à identifier
plus précisément! Mais à la Pointe-du-Bout-d’en-Bas, c’était autre chose, puisqu’une
quinzaine de pluviers semipalmés et une quarantaine de bécasseaux semipalmés ont surgi près de
nous, volant en tout sens, se posant, décollant, partant et revenant à plusieurs
reprises. Nous avons savouré leur observation durant de longues minutes!
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Deux bécasseaux dans une mare (© par Myriam)
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Voici la liste
de la vingtaine d’espèces que nous avons pu observer sur l’ensemble de l’île,
cette journée-là :
- 16 oies des
neiges
- 1 bernache du
Canada
- 1 canard
colvert
- 3 canards noirs
- 7 eiders à
duvet
- 15 pluviers
semipalmés
- 40 bécasseaux
semipalmés
- 45 goélands à
bec cerclé
- 39 cormorans à
aigrettes
- 10 grands hérons
- 1 urubu à tête
rouge
- 1 busard des
marais
- 53 corneilles d’Amérique
- 2 mésanges à
tête noire
- 2 sitelles à
poitrine rousse
- 1 merle d’Amérique
- 1 jaseur d’Amérique
- 3 chardonnerets
jaunes
- 6 bruants
familiers
- 2 fuligules
(petits et/ou milouinans)
- 100 autres limicoles non identifiés
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| Oies des neiges, coté sud (© par l'auteur) |
Les photos prises par Myriam sont reproduites ici avec sa permission. Merci Myriam!