Petite excursion, hier matin, avec mon amie ornithologue Micheline. En route vers Baie-du-Febvre, notre attention a d'abord été retenue par une douzaine de chevreuils qui se nourrissaient au bord de la route - et qui incitaient les automobilistes à une conduite particulièrement prudente!
Notre première halte a été au Parc écomaritime de l'Anse-au-Port, un endroit magnifique qui se parcourt sur une passerelle élevée de plusieurs pieds, puisque l'endroit est facilement inondable. Hier, toutefois, la neige remplaçait l'eau de notre visite précédente, en juin dernier. Les mésanges étaient nombreuses et venaient manger, avec quelques sitelles et un pic, les graines que Micheline leur offrait.
| Sitelle |
Proche de là, un nid immense, situé sur la rive opposée de la rivière Nicolet, a attiré mon attention; j'ai d'abord cru à un nid de héron. Mais non: nous avons vite découvert que c'était un nid de pygargues, que ceux-ci étaient en train de préparer pour la future petite famille! Une corneille, non loin, n'était pas très satisfaite de leur proximité... Puis, à l'embouchure de la rivière, cinquante-cinq grands harles se prélassaient sur l'eau. Je n'en avais jamais vu autant en un même endroit.
| Pygargues au nid |
| Grands harles |
À Baie-du-Febvre, toutefois, très peu d'oiseaux. Nous y avons quand même observé six belles alouettes hausse-col, posées ici et là sur les champs enneigés. À proximité, Micheline a d'abord entendu un bruant hudsonien qu'elle m'a rapidement montré, perché sur un petit buisson.
| Bruant hudsonien |
C'est au retour, toutefois, que j'ai eu ma plus grosse émotion de la journée lorsque nous avons aperçu, au bord de la route, mes tout premiers dindons! Ça faisait quelques années que je rêvais d'en voir, sans succès, et là, soudain, il y en avait vingt-cinq qui picoraient au bord de la route et d'une voie ferrée. On en a même vu un s'envoler pour se poser une trentaine de pieds plus loin. Étonnant et surprenant à voir voler, un dindon: c'est une espèce beaucoup plus massive qu'un pygargue, un aigle ou un héron. On s'attendrait donc, comme pour une poule, à ce que cet oiseau reste cloué au sol. Mais non: hop dans les airs! Wow!
| Dindons |