mercredi 25 septembre 2024

Crécerelle et souchet

Lorsqu’on est un peu habitués à l’observation des oiseaux, certaines espèces nous semblent faciles à reconnaître, comme les corneilles d’Amérique ou les goélands à bec cerclés. Par contre, d’autres espèces nous semblent plus difficiles à cerner. Par exemple, s’il est facile de reconnaître un rapace à son bec crochu et de reconnaître un canard à sa silhouette dodue flottant sur l’eau, il peut parfois nous sembler difficile d’aller plus loin dans l’identification précise d’une espèce. C’est d’autant plus difficile s’il s’agit d’une femelle, lorsque celles de quelques espèces différentes nous semblent toutes pareilles.

L’autre jour, j’ai eu l'occasion de photographier quelques espèces d’oiseaux, surtout des femelles. Aujourd’hui, j’ai le goût de vous donner quelques trucs pour reconnaître celles de deux de ces espèces, si jamais vous en voyez passer une quelque part.

Crécerelle d'Amérique

Cane souchet et canes d'Amérique

Madame crécerelle d’Amérique

Cette crécerelle est le plus petit de tous les rapaces qui peuvent être observés au Québec. Elle est environ de la grosseur d’un merle d’Amérique, quoiqu’avec des ailes significativement plus longues. Comme tous les rapaces, elle a un petit bec crochu et, comme les faucons, elle a des ailes pointues et arquées, en forme de faux. Par contre, comment distinguer madame crécerelle de madame faucon émerillon, alors qu’elles sont presque aussi petites l’une que l’autre et qu'elles sont toutes deux colorées de nuances de brun et de beige? Le plus simple est de bien regarder la tête de ce tout petit rapace: contrairement à madame faucon, madame crécerelle a, sur chaque joue, deux favoris noirs séparés par une tache blanche bien nette, juste en dessous de l’œil. Voyez la photo ci-dessous.

Crécerelle d'Amérique (favoris encerclés)

Madame souchet

Souvent, les canes de diverses espèces se ressemblent toutes, présentant essentiellement des nuances de brun et de beige. Les canes et les canards souchets ont cependant une caractéristique qui permet de les distinguer facilement de tous les autres canards : un bec proportionnellement beaucoup plus long et en forme de spatule. Sur la photo ci-dessous, comparez le long bec de la cane souchet, en bas à gauche, avec le bec plus court de la cane d’Amérique, en haut à droite: il est environ une fois et demie plus long et s'élargit à l'extrémité.

Cane souchet (bec encerclé) et canes d'Amérique

En passant

Mais pourquoi donc les oiseaux mâles ont-ils si souvent (mais pas toujours) des couleurs plus vives que celles des femelles de leur espèce? Il y a bien sûr le jeu de la séduction, lors de la formation des couples, mais il y a davantage : les femelles ont des couleurs plus ternes pour se fondre dans le décor lorsqu’elles couvent et sont avec leurs petits, tandis que les mâles ont des couleurs vives pour attirer l’attention des prédateurs et les éloigner du nid.

Je vous souhaite bien du plaisir à observer de beaux oiseaux!

lundi 16 septembre 2024

Lune presque pleine et canard en éclipse

Je continue à m'initier à mon nouvel appareil-photo. Hier soir, j'ai eu le goût d'essayer les possibilité nocturnes de celui-ci, notamment en photographiant la Lune. Parmi ces photos, voici ma préférée, recadrée mais sans aucun autre ajustement. 

La Lune, à deux soirs d'être pleine

Plus tôt, samedi et dimanche, Myriam et moi avons fait deux petites sorties d'ornithologie. Parmi les espèces observées et photographiées, notons un superbe canard branchu en éclipse (c'est le terme, lorsque le plumage nuptial s'éclipse au profit d'un plumage plus discret), ainsi qu'un jeune pic maculé qui était une primecoche pour Myriam.

Canard branchu en éclipse

Jeune pic maculé

mercredi 11 septembre 2024

Nouvel appareil-photo (suite)

Eh bien voilà! En fin d’avant-midi, je suis allé marcher au bord du fleuve et j’ai fait mes premières photos d’oiseaux avec mon nouvel appareil. En voici quelques unes.

Pigeons bisets

Cormoran à aigrettes
ruisselant d’eau après une plongée

Cane colvert (1)

Cane colvert (2)

Cinq goélands 

Goéland en vol

Bruant chanteur

Faucon émerillon

En prime : un peu d’architecture et de paysage!

Toits et clochers de Québec

Port de Québec

Pointe-Lévy

lundi 9 septembre 2024

Nouvel appareil-photo (début)

Mon ancien appareil-photo que j’aimais bien (ci-dessous), m’a lâché au mois d’avril et j’ai dû, depuis ce temps-là utiliser mon téléphone pour prendre mes photos. Malheureusement, si le téléphone permet de faire d’assez bonnes photos de portrait ou de paysage (dans la mesure où il n’y a pas à zoomer et où il n’y a pas de mouvement apparent), il n’est pas vraiment satisfaisant pour faire de la photo d’oiseaux, puisque les oiseaux sont souvent loin et bougent rapidement. J’avais donc le goût de trouver mieux, notamment dans la perspective d’illustrer à mon goût mon site Sébastronome, mais aussi dans la perspective de continuer mes dessins d’oiseaux à partir de mon matériel photographique.

Mon ancien appareil-photo

Dimanche, je suis donc allé acheter un nouvel appareil-photo. Considéré comme un modèle de base (il a un assez petit capteur et je ne pourrais pas l’équiper d’un téléobjectif), cet appareil est pourtant muni d’un meilleur capteur que celui de mon téléphone, ainsi que d’un bon zoom et – à ma grande surprise! – d’un stabilisateur qui diminue l’effet du tremblement (lorsque, par exemple, on zoome au maximum en tenant l’appareil dans ses mains, sans aucun appui ni trépied). Le résultat est finalement meilleur non seulement que celui de mon téléphone, mais aussi que celui de mon ancien appareil.

Voici deux exemples de prises de vue faites à partir de mon téléphone et de mon nouvel appareil, en zoomant au maximum. Pour chacun de ces deux exemples, deux photos ont été prises à la même distance et dans les mêmes conditions d’éclairage. Les photos prises, je n’ai rien modifié d’autre que le cadrage, afin d’offrir la meilleure comparaison possible entre les deux résultats. Le premier exemple montre une page de mon livre d’astronomie Carpe noctem, vue à une trentaine de pieds, tandis que le second exemple montre des branches d’arbre vues à quelques centaines de pieds. Le résultat de ces prises de vue parle par lui-même!

Livre photographié avec mon téléphone

Livre photographié avec mon nouvel appareil

Arbre photographié avec mon téléphone

Arbre photographié avec mon nouvel appareil

Sur les dernières photos, enfin, mon nouvel appareil-photo (photographié avec mon téléphone!) Pour les curieux, la marque et le modèle y sont bien indiqués. J’ai bien hâte de l’essayer pour photographier des oiseaux!

Mon nouvel appareil-photo (1)

Mon nouvel appareil-photo (2)

mardi 3 septembre 2024

C'est le temps des limicoles!

C'est le temps des limicoles, ces petits oiseaux de rivage qu'on retrouve essentiellement lors de la migration d'automne, le long du fleuve et d'autres cours d'eau. Hier, Myriam et moi en avons observé des centaines, à Montmagny, à l'embouchure de la Rivière-du-Sud. Déjà, il y a quinze jours, nous en avions observé plusieurs en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent. 

Hier, donc, parmi tous les limicoles observés, on a surtout vu des petits chevaliers et des grands chevaliers, ainsi que des bécassins roux et des bécasseaux semipalmés ; mais, à notre grand plaisir, on a pu dénicher à travers tous ces beaux petits volatiles un bécasseau à échasse: une espèce moins commune qui était d'ailleurs pour moi une toute première observation.

Tous ces limicoles se ressemblent, mais on peut les distinguer les uns des autres en observant attentivement leur grosseur, la couleur de leur pattes, la longueur et la forme de leur bec, leur comportement, etc. Par exemple, le bécassin roux est plus brunâtre que les chevaliers, il a un bec plus long et plus fort et il picore dans la vase avec de petit coups secs et répétés qui font un peu penser au mouvement d'aiguille d'une machine à coudre. Le bécasseau à échasse, lui, a les pattes jaune verdâtre, le plumage en écailles (alors que celui des chevaliers est plutôt picoté) et un long bec légèrement incurvé vers le bas.

Au delà de ces observations détaillées, Myriam et moi avons aussi admiré, lors du passage en rase-mottes de deux faucons émérillons, l'envol groupé de ces centaines de limicoles qui ont alors volé en un essaim mouvant, fluide et coordonné avant de revenir se poser au même endroit. C'était un spectacle magnifique!

Si le coeur vous en dit, profitez de ce beau mois de septembre pour aller les observer: tous ces limicoles, et sans doute bien d'autres espèces que nous n'avons pas remarquées, sont visibles du quai de Montmagny et, juste à côté, du parc du Jardin-des-Souches (entre le quai et la chute). Bonne observation!