dimanche 29 décembre 2024

Bilan personnel d’observation 2024 : émotions et émerveillement

Qu’est-ce que je retiens de 2024, en termes d’observation de la nature? D’abord, une éclipse totale de Soleil, des aurores boréales et une comète bien visible aux jumelles. Puis de beaux oiseaux : un peu plus de cent-cinquante espèces différentes, dont une douzaine d’espèces que je voyais pour la première fois, en particulier ces nombreuses hareldes kakawis (ou hareldes boréales) observés avec Myriam en Gaspésie – je voulais les voir depuis si longtemps, ces hareldes!


Canard branchu, 14 septembre

Chaque sortie d’observation est un univers d’émotions. Par exemple, l’éclipse. Il faut l’avoir vécue, cette éclipse, avec le vent qui change soudainement de direction, la température et la luminosité qui chutent – et ces bernaches qui se mettent à s’agiter sur la rivière. Et là, dans un ciel d’une limpidité remarquable où se distinguent maintenant les planètes Vénus et Jupiter, ce cercle d’un noir d’encre entouré d’une couronne de feu. Je comprends maintenant les anciens qui, travaillant dans leurs champs par un bel avant-midi sans nuage, non prévenus de l’imminence d’une éclipse ni même informés de l’existence du phénomène, sont, par la plus totale des surprise, confrontés à cette vision ahurissante. À leur place, j’aurais sans aucun doute ressenti une profonde panique. Mais qu’est-ce qui se passe? Le Soleil s’est éteint! Dieux tout-puissants, épargnez-nous! Aujourd’hui, ce phénomène ne nous inquiète plus. Mais il demeure une vision d’une majesté incomparable, source d’une puissante émotion d’émerveillement et de… respect. Sanctus et terribile!

Autre exemple d’émotion vécue en observant la nature, lors d’une promenade avec Myriam au marais Provancher. Soudain, un chant d’oiseau qui nous est inconnu. Que dit l’application Merlin, qui nous aide à identifier les chants d’oiseaux? – Piranga écarlate. Un piranga écarlate! C’est lui, c’est l’oiseau qui avait été signalé sur internet et que nous voulions voir! Où est-il? Par là! Ça vient de là. Oh! Je le vois, là, en haut de cet arbre : une jolie tache rouge et noire au milieu du feuillage! Qu’il est beau! Tu te rends compte? Il est là, juste devant nous! Quel bel oiseau!

Chaque sortie d’observation de la nature est un univers d’émotions. Je vous souhaite, pour 2025, beaucoup d’émerveillement!

mercredi 18 décembre 2024

Meilleurs vœux !

André Garant, Nativité à l’ange
encre et aquarelle, 1988
Chères lectrices et chers lecteurs de ces pages, à l’approche de Noël, permettez-moi de partager avec vous ces quelques lignes d’un poète et mystique espagnol du XVIe siècle, Jean de la Croix. Il n’y parle pas spécifiquement de la nuit de Noël, mais plutôt de la quête spirituelle qui l’animait au cœur de l’obscurité de son époque. Pour moi, en cette fin de 2024, ces vers sont remplis d’espérance. Les voici :

« Pendant cette heureuse nuit,
Je suis sortie en ce lieu secret
Où personne ne me voyait,
Sans autre lumière,
Que celle qui luit dans mon cœur.

Elle me conduisit
Plus surement que la lumière du midi,
Où m’attendait
Celui qui me connait très bien,
Et où personne ne paraissait.

Ô nuit qui m'a conduite !
Ô nuit plus aimable que l'aurore !
 »

(Jean de la Croix, La nuit obscure, extrait)

Je vous souhaite une très heureuse fête de Noël ainsi qu’une excellente année 2025. Que la flamme intérieure qui brille au cœur de vous-mêmes et de vos proches soit pour vous une source de paix et de joie profondes.

dimanche 17 novembre 2024

Un peu de géologie dans Porneuf

Myriam et Sébastien à Saint-Casimir

Aujourd'hui, Myriam et moi avions le goût de visiter des lieux qui nous sont moins familiers. Nous nous sommes donc rendus à Saint-Casimir, dans Portneuf, où nous sommes aller jeter un coup d'oeil au Trou-du-Diable. Le Trou-du-Diable est une caverne ou, plus exactement, un long boyau souterrain ou passe un petit ruisseau, avant de se jeter dans la rivière Sainte-Anne. J'y suis allé il y a bien longtemps, à mon anniversaire de 10 ans, avec mes frères Emmanuel et Jérôme et deux de leurs amis. Aujourd'hui, Myriam et moi n'avons pas retrouvé l'ouverture par ou nous étions entrés à l'époque, mes frères, leurs amis et moi. Je crois d'ailleurs avoir lu quelque part qu'elle serait maintenant murée et qu'il faudrait une clef pour y entrer. Toutefois, en suivant les indications qui se trouvent sur place, nous nous sommes approchés de quelques lieux significatifs et nous en avons pris des photos. En voici quelques unes.

Le ruisseau, en amont de la perte no 1

La perte no 1 
(là où le ruisseau se perd sous terre)

La résurgence 
(là où le ruisseau ressort de terre)

Le confluent (à droite, là où le ruisseau
se jette dans la rivière Sainte-Anne)

La rivière Sainte-Anne, en aval du confluent,
avec ses strates sédimentaires bien visibles

Comme j'étais impressionné par la beauté des strates sédimentaires de la rivière Sainte-Anne, Myriam m'a ensuite fait découvrir celles de la rivière Jacques-Cartier, à Pont-Rouge, toujours dans Portneuf. La gorge était encore plus profonde et les strates bien plus spectaculaires que ce que nous venions juste d'admirer à quelques kilomètres de là.

La Jacques-Cartier à Pont-Rouge;
ce qu'on voit ici n'est que le fond
de la gorge

C'était une belle sortie! La lumière était magnifique et la température tout-à-fait agréable: novembre à son meilleur!

jeudi 14 novembre 2024

Création d'un logo personnel

Ces derniers jours, j'ai procédé à la création d'un logo personnel. Après en avoir dessiné moi-même le brouillon, j'en ai confié la finition technique à Laurent Fortin, designer graphique. J'avoue être très content du résultat et je remercie Laurent très cordialement pour l'excellence de son travail!

Voici donc mon logo personnel:

© Sébastien Garant 2024, tous droits réservés

La symbolique est à la fois simple et multiple :

Le sens premier est celui de la flamme intérieure, cette flamme qui habite tout être humain et à laquelle nous sommes invités à nous mettre à l'écoute*. Pour moi, cette flamme est amour, lumière et vie; elle apporte la paix. Le blanc représente donc la lumière et l'or légèrement orangé représente la chaleur de l'amour, tandis que le turquoise représente la paix. La vie est quant à elle représentée par la forme de la flamme qui monte vers le haut.

Lampion allumé, symbole de la flamme intérieure

À ce sens s'en ajoutent deux autres. D'abord, la flamme entourée de cercles fait aussi penser à une comète vue à l'oculaire d'un télescope, évoquant ainsi ma passion pour l'astronomie. De plus, elle fait penser à un œuf au fond de son nid, évoquant alors ma passion pour l'ornithologie.

On pourrait conclure en remarquant que la création par moi-même de ce logo et le fait qu'un logo soit en lui-même une forme d’œuvre d'art sont représentatifs de ma longue pratique du dessin et de la peinture. 

Appendice A (12 mars 2025)

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Quelque jour après la création de ce logo, mon frère Jérôme m'a fait observer que la flamme qui y est représentée peut aussi ressembler à une plume d'oiseau, un autre symbole de ma passion pour l'ornithologie, et qu'elle peut encore faire penser à une goutte d'eau dans l'océan, symbole de la solidarité de chaque personne avec l'ensemble de l'humanité. Je souscris volontiers à ces deux interprétations.

Enfin, environ deux mois après la création de ce logo, je m'en suis inspiré pour créer le logo du compte BlueSky des Quakers du Québec francophone**. Un juste retour des choses et un acte de reconnaissance envers les Quakers, en quelque sorte, puisque c'est avec les eux que j'ai approfondi la spiritualité de l'attention à la flamme intérieure. Dans ce nouveau logo, plusieurs petites flammes de formes différentes mais toutes blanches bordées d’or sont disposées en cercle au cœur de la lettre Q (pour Quaker et pour Québec). Elles symbolisent la flamme intérieure qui est présente dans chaque être humain, dont chacun est différent des autres, tandis que la disposition circulaire de ces petites flammes symbolise l'égale valeur et l'égale dignité de chaque personne. J’ai aussi choisi le vert de l’espérance comme couleur de fond.

© Quakers du Québec francophone,
tous droits réservés

Appendice B (8 novembre 2025)

Et l'histoire se poursuit encore! Avec l'ajout, cette fois-ci, d'un élément décoratif à mon logo personnel pour en faire un emblème plus élaboré

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* Selon les diverses formes de pensée, on pourra donner à cette flamme intérieure des noms assez variés : Esprit Saint (christianisme), Brahman (hindouisme), Conscience, (philosophie), Soi (psychologie), Lumière (quakerisme), etc. (En tenant évidemment compte des importantes nuances propres à chacune de ces formes de pensée.) 

** Je suis moi-même Quaker depuis 2023, membre du groupe des Quakers du Québec francophone et de l'Assemblée quaker de Montréal.

jeudi 17 octobre 2024

C/2023 A3 (Tsuchinshan-Atlas), comète

C'est le nom d'une belle comète  actuellement visible le soir, au-dessus de l'horizon ouest. Je l'ai observée hier soir, de 19h00 à 19h30, de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis, alors qu'elle se trouvait au-dessus des Plaines d'Abraham. Pour la trouver, j'ai d'abord pris comme points de repère la planète Vénus (sur le point de disparaître sous l'horizon) et l'étoile Arcturus. Puis, ayant repéré la zone du ciel où la comète devait se trouver, j'ai balayé cette zone aux jumelles 9x63. 

Position approximative de la comète
Tsushinshan-Atlas,
le 16 octobre 2024 à 19h15 HAE

Tsuchinshan-Atlas n'a pas été bien difficile à trouver: elle avait une chevelure bien visible alors que sa queue, qui m'a d'abord semblé s'étendre sur un à deux degrés de longueur, devait en faire au moins trois en vision décalée*. Perdue dans les lumières du couchant et de la ville de Québec, cette comète était beaucoup plus difficile à voir sans jumelles: si je ne suis pas parvenu à la voir directement, j'ai toutefois réussi à la voir en vision décalée. 

Tsuchinshan-Atlas est ma septième comète, la première que j'ai observée étant C/1996 B2 (Hyakutake) en 1996.

Ce soir, on annonce un ciel assez dégagé, dans la région de Québec. Si vous voulez observer Tsuchinshan-Atlas, elle devrait s'être déplacée légèrement en haut à gauche, par rapport à sa position indiquée sur la carte ci-haut. Bonne observation!

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* C'est-à-dire en regardant un brin à côté de la position réelle de la comète.


mardi 15 octobre 2024

Petit séjour sur la Côte-Nord

Myriam et moi avons passé le samedi et le dimanche de l’Action de Grâce sur la Côte-Nord, avec une nuit dans le très beau village des Escoumins. Les buts de notre voyage étaient de profiter de la beauté de la Côte-Nord à l’automne et de voir quelques rapaces en migration aux alentours de Tadoussac.

Les couleurs étaient magnifiques! Celles des arbres, bien entendu, mais aussi celles du ciel et de la mer. Le ciel lourd de samedi donnait à l’eau une couleur bleu foncé remarquable, tandis que le ciel lumineux de dimanche lui donnait une teinte émeraude que je ne me souvenais avoir vu qu'à l'Atlantique, en Nouvelle-Écosse.

Saint-Siméon (Charlevoix)

Tadoussac

Cap-de-Bon-Désir, Bergeronnes

Pointe-de-la-Croix, les Escoumins

Cascade à Longue-Rive

La saison allant de l’avant et le vent soufflant avec vigueur, les espèces d’oiseaux que nous avons identifiées n’étaient pas si nombreuses (vingt-sept espèces, incluant les espèces vues sur la Côte-Nord et dans Charlevoix à l’aller comme au retour, mais très peu de passereaux – voir: https://ebird.org/tripreport/284139). Cependant, les individus de certaines espèces étaient très abondants, en particulier les eiders à duvets et les divers goélands. Nos avons aussi observé cinq rapaces, mais seulement deux nous ont laissé le temps de les reconnaître : des buses à queue rousse. Mentionnons enfin les alouettes hausse-col, que Myriam observait pour la première fois.

Mouette de Bonaparte

Eider à duvet

Alouette hausse-col

Corneilles d'Amérique

Du côté des mammifères marins, nous avons vu une assez grosse baleine proche de la rive et de nombreux phoques gris, dont plusieurs se nourrissaient dans les eaux du banc de sable de Portneuf-sur-Mer. Myriam et moi estimons d’ailleurs cet endroit comme l’un des plus beaux que nous ayons visité au Québec. Les photos ci-dessous ne donnent qu’une vague idée de l’étendue, de la beauté et de la sérénité de ce lieu magnifique.

Avant d'arriver au banc de sable de Portneuf-sur-Mer

Myriam et Sébastien à Portneuf-sur-Mer

Toute petite partie du banc de sable

Phoques gris

Goélands, eider et phoque gris

vendredi 11 octobre 2024

Aurores boréales du 11 octobre 2024

Il y a eu, cette nuit, de magnifiques aurores boréales, bien visible de Lévis. Profitant de quelques minutes d'éveil, vers 1h30, alors que le ciel était momentanément dégagé, je suis sorti dans la cour pour les observer. Elles ressemblaient à un immense rideau laiteux suspendu dans la constellation du Triangle (entre Andromède et le Bélier, presque au zénith) et s'étendaient essentiellement vers le nord. Leur longueur angulaire dépassait largement les soixante degrés. Elles étaient parcourues d'un mouvement rapide, comme une sorte de clignotement se déplaçant de façon perpendiculaire aux grands plis du rideau. C'était très impressionnant. Le schéma ci-dessous donne une petite idée de leur étendue.

Ces temps-ci, le soleil est au sommet de son cycle d'activité d'onze ans. Aux pôles terrestres, le champ magnétique de notre planète est creusé en forme d'immenses entonnoirs où peuvent descendre les particules projetées à très grande vitesse par le soleil, lors des tempêtes solaires. Ces particules de matières interagissent alors avec des particules de notre haute atmosphère. C'est ce qui donne les aurores polaires (boréales et australes) et leur majestueuse beauté.

2024 est vraiment une année solaire: en plus de l'éclipse totale du 8 avril dernier, il y a eu beaucoup d'aurores polaires et il y en aura sûrement encore plusieurs. Restez donc à l'affut et n'hésitez pas, la nuit, à jeter un petit coup d'oeil par une fenêtre, du côté nord: on ne sait jamais ! 😉

jeudi 10 octobre 2024

En chemin avec trois geais bleus

J'ai d'abord vu ces trois geais bleus sur les Plaines d'Abraham, juste à l'ouest de la Citadelle. Alors que j'ai pris la Promenade-des-Gouverneurs, qui surplombe le Cap-Diamant, ces trois mêmes geais volaient d'arbre en arbre à peu près au même rythme que ma marche, me dépassant parfois puis me laissant les dépasser, en alternance. C'est sur la Terrasse-Dufferin que je les ai vus pour la dernière fois, proche du Château Frontenac.

Geai bleu (photo ancienne)

mardi 1 octobre 2024

Un peu d'astronomie de banlieue

Vers 2h00, cette nuit, voyant qu'il y avait un ciel dégagé et sans Lune, je n'ai pu résister à la tentation de sortir sur ma galerie, avec mes jumelles 9x63, pour faire un peu d'astronomie. Évidemment, en banlieue de Québec, la pollution lumineuse est abondante et les quelques objets célestes qu'on réussit à voir sont noyés dans la lumière ambiante. Mais quand même : cette courte sortie m'a permis de voir deux planètes (Jupiter et Mars), deux lunes de Jupiter (Europe et Ganymède), une nébuleuse diffuse (Orion) et six amas ouverts (Pléiades, HyadesMessier 35, 36, 37 et 38). Messier 38, plus faible que les autres, ne se laissait cependant observer qu'en vision indirecte (en concentrant mon regard juste à côté de lui). Mais que dire des Pléiades et des Hyades, sinon qu'elles étaient magnifiques!

Carte

Je me suis même essayé à photographier le ciel, en fixant mon appareil-photo sur un trépied. Rien de très spectaculaire et les astrophotographes chevronnés auront sans doute un petit sourire, mais j'en appelle à leur indulgence: je ne suis pas un astrophotographe, mais un observateur visuel à l'ancienne qui aime rechercher, par saut d'étoile en étoile, de petits objets célestes moins souvent observés! (Pour les curieux : ma liste d'observation.)

Mars, Jupiter, Sirius et Orion
Si l'astronomie aux jumelles pique votre curiosité, n'hésitez pas à consulter ma page Initiation à l'astronomie. Vous y trouverez toute l'information nécessaire (et gratuite) pour débuter avec ce mode d'observation facile et agréable, même sous un ciel de banlieue comme le mien.

Ma photo de cette nuit semble toute noire (!) mais, comme partout ailleurs sur ce site, vous pouvez cliquer dessus pour l'agrandir et mieux la voir.

mercredi 25 septembre 2024

Crécerelle et souchet

Lorsqu’on est un peu habitués à l’observation des oiseaux, certaines espèces nous semblent faciles à reconnaître, comme les corneilles d’Amérique ou les goélands à bec cerclés. Par contre, d’autres espèces nous semblent plus difficiles à cerner. Par exemple, s’il est facile de reconnaître un rapace à son bec crochu et de reconnaître un canard à sa silhouette dodue flottant sur l’eau, il peut parfois nous sembler difficile d’aller plus loin dans l’identification précise d’une espèce. C’est d’autant plus difficile s’il s’agit d’une femelle, lorsque celles de quelques espèces différentes nous semblent toutes pareilles.

L’autre jour, j’ai eu l'occasion de photographier quelques espèces d’oiseaux, surtout des femelles. Aujourd’hui, j’ai le goût de vous donner quelques trucs pour reconnaître celles de deux de ces espèces, si jamais vous en voyez passer une quelque part.

Crécerelle d'Amérique

Cane souchet et canes d'Amérique

Madame crécerelle d’Amérique

Cette crécerelle est le plus petit de tous les rapaces qui peuvent être observés au Québec. Elle est environ de la grosseur d’un merle d’Amérique, quoiqu’avec des ailes significativement plus longues. Comme tous les rapaces, elle a un petit bec crochu et, comme les faucons, elle a des ailes pointues et arquées, en forme de faux. Par contre, comment distinguer madame crécerelle de madame faucon émerillon, alors qu’elles sont presque aussi petites l’une que l’autre et qu'elles sont toutes deux colorées de nuances de brun et de beige? Le plus simple est de bien regarder la tête de ce tout petit rapace: contrairement à madame faucon, madame crécerelle a, sur chaque joue, deux favoris noirs séparés par une tache blanche bien nette, juste en dessous de l’œil. Voyez la photo ci-dessous.

Crécerelle d'Amérique (favoris encerclés)

Madame souchet

Souvent, les canes de diverses espèces se ressemblent toutes, présentant essentiellement des nuances de brun et de beige. Les canes et les canards souchets ont cependant une caractéristique qui permet de les distinguer facilement de tous les autres canards : un bec proportionnellement beaucoup plus long et en forme de spatule. Sur la photo ci-dessous, comparez le long bec de la cane souchet, en bas à gauche, avec le bec plus court de la cane d’Amérique, en haut à droite: il est environ une fois et demie plus long et s'élargit à l'extrémité.

Cane souchet (bec encerclé) et canes d'Amérique

En passant

Mais pourquoi donc les oiseaux mâles ont-ils si souvent (mais pas toujours) des couleurs plus vives que celles des femelles de leur espèce? Il y a bien sûr le jeu de la séduction, lors de la formation des couples, mais il y a davantage : les femelles ont des couleurs plus ternes pour se fondre dans le décor lorsqu’elles couvent et sont avec leurs petits, tandis que les mâles ont des couleurs vives pour attirer l’attention des prédateurs et les éloigner du nid.

Je vous souhaite bien du plaisir à observer de beaux oiseaux!

lundi 16 septembre 2024

Lune presque pleine et canard en éclipse

Je continue à m'initier à mon nouvel appareil-photo. Hier soir, j'ai eu le goût d'essayer les possibilité nocturnes de celui-ci, notamment en photographiant la Lune. Parmi ces photos, voici ma préférée, recadrée mais sans aucun autre ajustement. 

La Lune, à deux soirs d'être pleine

Plus tôt, samedi et dimanche, Myriam et moi avons fait deux petites sorties d'ornithologie. Parmi les espèces observées et photographiées, notons un superbe canard branchu en éclipse (c'est le terme, lorsque le plumage nuptial s'éclipse au profit d'un plumage plus discret), ainsi qu'un jeune pic maculé qui était une primecoche pour Myriam.

Canard branchu en éclipse

Jeune pic maculé

mercredi 11 septembre 2024

Nouvel appareil-photo (suite)

Eh bien voilà! En fin d’avant-midi, je suis allé marcher au bord du fleuve et j’ai fait mes premières photos d’oiseaux avec mon nouvel appareil. En voici quelques unes.

Pigeons bisets

Cormoran à aigrettes
ruisselant d’eau après une plongée

Cane colvert (1)

Cane colvert (2)

Cinq goélands 

Goéland en vol

Bruant chanteur

Faucon émerillon

En prime : un peu d’architecture et de paysage!

Toits et clochers de Québec

Port de Québec

Pointe-Lévy