mardi 25 juillet 2023

Une journée d'odeurs et de couleurs

Mon amie Myriam et moi avons passé l'après-midi et la soirée sur la Côte-du-Sud, dimanche dernier. Nous sommes descendus jusqu’à Kamouraska, puis nous avons tranquillement remonté le fleuve, profitant d’une journée d’été parfaite : ensoleillée avec passages nuageux, assez chaude mais tempérée par un vent rafraîchissant, pleine de l’odeur des fleurs et des algues, ainsi que d’une lumière qui s’étire encore tard le soir – dans des couleurs de plus en plus somptueuses! On en a évidemment profité pour faire de l’ornithologie, avec des hirondelles, des hérons, des bruants et des goélands un peu partout (sans oublier les deux parulines masquées de La Pocatière), mais le plaisir d’admirer la beauté changeante des nuages, au-dessus d’un horizon bien dégagé, valait à lui seul le déplacement. Voici quelques photos de cette agréable excursion (les quatre photos de Saint-Roch-des-Aulnaies, prises au couchant, montrent le panorama de l'ouest vers l'est, en passant par le nord).

Jardin de fleurs à Kamouraska

L'auteur à Rivière-Ouelle (Pointe-aux-Orignaux)

Saint-Roch-des-Aulnaies, église

Saint-Roch-des-Aulnaies, soleil couchant

Saint-Roch-des-Aulnaies, averse lointaine

Saint-Roch-des-Aulnaies, cumulus congestus lointain

Lumière vespérale à Saint-Jean-Port-Joli

Si on agrandit la dernière photo, on peu y voir, un peu à gauche au centre, l'Îlot-du-Pilier-de-Bois à proximité duquel nous nous sommes rendus en bateau, le 25 juin dernier, pour observer des petit pingouins. Un peu plus à droite, l'îlot avec le phare. Pour des photos rapprochées de ces îlots, voir l'article du 26 juin.

dimanche 16 juillet 2023

Un oiseau très rare au Québec : une spatule rosée!

Samedi a été une journée d’ornithologie passée avec mon amie Micheline. Le but de cette sortie était d'aller observer des oiseaux au bord du fleuve, sur la Côte-du-Sud. Nous avons toutefois débuté nos observations dans la forêt montagneuse de l'arrière-pays de Montmagny, en nous rendant sur le terrain du Club d'Astronomie Le Ciel étoilé de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud, puis à Montmagny même, sur le quai et aux environs. 

Quelques observatoires, à Saint-Pierre

Le barrage et la chute à Montmagny

Pygargue à tête blanche à Montmagny

Grèbe à bec bigarré à Montmagny

Canard à Montmagny

Juste avant dîner, Micheline a été informée par internet qu'une spatule rosée était visible en Beauce. Ne voulant pas manquer cet oiseau, très rare au Québec, on a alors laissé tomber le dîner pour filer à Saint-Joseph de Beauce le plus rapidement possible (heureusement, nous avions de l’eau et des biscuits!) Nous avons finalement eu le plaisir de voir la spatule, loin dans un champ mais bien visible. Nous étions alors en compagnie d'une vingtaine d'autres ornithologues, tout aussi enthousiastes que nous!

Spatule rosée, de profil

Spatule rosée, de face

Parmi la quarantaine d’espèces observées au cours de la journée, mentionnons :

  • 1 sarcelle d’hiver
  • 2 grèbes à bec bigarré
  • 2 busards des marais (à Saint-Pierre puis à Saint-Joseph)
  • 1 pygargue à tête blanche
  • 1 moucherolle tchébec
  • 1 troglodyte des forêts
  • 3 grives fauves
  • 1 grive solitaire
  • 1 bruant de Nelson 
  • 1 bruant des marais
  • 1 paruline couronnée
  • 1 paruline masquée
  • 1 paruline à collier
  • 1 paruline jaune

Une belle journée d'ornitho !

samedi 8 juillet 2023

Carpe noctem en ligne

La constellation du Petit renard et les alentours
Carpe noctem en ligne
 : une formation pour débutantes et débutants en astronomie

Carpe noctem en ligne, se veut un moyen de rendre l'astronomie accessible gratuitement à toute personne habitant la banlieue ou la campagne et ne disposant que d'une simple paire de jumelles de qualité ordinaire, pour autant que cette personne se trouve dans la vallée du Saint-Laurent (Québec, Canada) ou à une latitude comparable (aux alentours de 47° nord).

Vous pouvez accéder à Carpe noctem en ligne en tout temps en cliquant sur le nouvel onglet «Initiation à l’astronomie» du présent site Sébastronome. Après l'introduction, vous y trouverez les liens vers les différentes pages : 
  • Les différents modèles de jumelles
  • Comment se repérer dans le ciel
  • Sur le terrain
  • Le ciel de printemps
  • Le ciel d'été
  • Le ciel d'automne
  • Le ciel d'hiver
  • Le système solaire : la Lune
  • Le système solaire : quatre planètes
  • Pour aller plus loin
  • Glossaire
Bienvenue et bonne découverte de l'astronomie!

lundi 3 juillet 2023

Cirrocumulus et cumulonimbus avec pileus

Aujourd'hui a été une journée chaude et humide, mais les rives du fleuve, avec leur vent rafraîchissant, rendaient la température très agréable. C'était une journée passée à Saint-Vallier avec mon amie Myriam, une journée qui a été l'occasion d'observations météorologiques très intéressantes. 

D'abord, mentionnons de magnifiques cirrocumulus, des nuages qui se forment en haute altitude lorsque l'atmosphère est instable (première photo, prise à Lévis, au retour).

Cirrocumulus

On a aussi pu observer des cumulonimbus avec pileus qui prospéraient tranquillement mais sûrement au-dessus de l'horizon (deuxième photo, encore prise à Lévis au retour, mais il y en avait déjà à Saint-Vallier). Le cumulonimbus avec pileus est la dernière phase d'un nuage, avant qu'il ne devienne un nuage d'orage.

Cumulonimbus avec pileus

Rappelons ici comment se forme un nuage d'orage. Il commence avec un cumulus humilis (humble) avec une apparence de toute petite boule de ouate. Ce cumulus se met alors à grossir pour devenir un cumulus mediocris (moyen), un nuage blanc qui a un peu l'air d'un mouton très laineux, prêt à la tonte. C'est souvent le nuage qu'on s'imagine lorsqu'on pense spontanément à un nuage. Puis, comme ce nuage se gorge de plus en plus de l'humidité ambiante, il se met à prendre de l'expansion vers le haut : on parle alors d'un cumulus congestus (congestionné). Et ça continue de telle sorte que le nuage s'étend ensuite dans toutes les directions, fusionnant avec ses voisins et ne cessant de poursuivre son expansion vers le haut. On parle alors d'un cumulonimbus calvus (chauve). 
Un cumulonimbus calvus a l'air d'une immense montagne de neige qui continue toujours à grossir, comme si la machine s'était emballée. C'est alors que se forme juste au-dessus de lui, à la limite de la stratosphère, un petit nuage étiré. Ce second nuage s'appelle pileus (coiffe). Lorsque le cumulonimbus rejoint le pileus (comme sur la deuxième photo), il a atteint la limite inférieure de la stratosphère, une zone plus haute et moins dense de l'atmosphère où les nuages sont absents. Notre nuage (un chauve ayant maintenant une coiffure) ne peut alors plus s'étendre vers le haut. Toujours nourri par la forte humidité atmosphérique, il voit toutefois sa cime déborder à gauche et à droite, de plus en plus loin, donnant ainsi au nuage une forme de gigantesque enclume posée sur son socle. Notre nuage est alors devenu un monstre : un cumulonimbus capitalus incus (à tête en forme d'enclume). Il est alors prêt à déverser sa colère sur tout ce qu'il domine. Gare alors à la pluie torrentielle, à la grêle et à la foudre. À la limite, ces nuages peuvent même provoquer des tornades.

Évidemment, si un cumulus fini par absorber toute l'humidité ambiante, il cesse de grossir: ce ne sont donc pas tous les cumulus humilis qui deviendront des cumulonimbus capitalus incus. 

Au passage, mentionnons enfin une mouette de Bonaparte observée à Saint-Vallier (troisième photo), ainsi que sept pygargues à tête blanche observés simultanément, encore à Saint-Vallier.

Mouette de Bonaparte