samedi 29 avril 2023

Au marais Léon-Provancher

Ce matin, mon amie Myriam m'a fait connaître la richesse ornithologique du Marais Léon-Provancher, dans le comté de Portneuf. Nous y avons vu plus d'une vingtaine d'espèces d'oiseaux, certaines abondantes comme les bernaches du Canada, les fuligules à collier et les carouges à épaulettes, d'autres moins nombreuse comme la grive... solitaire! qui se promenait d'une branche à l'autre, dans la partie boisée des sentiers. Myriam, qui aime beaucoup les grives, était particulièrement contente de l'observer. D'autres espèces ont été plutôt taquines, notamment ces bruants des marais qui se faisaient entendre à plusieurs reprises, mais qui n'ont pas daigné nous montrer le bout de leur bec. Deux autres espèces, enfin, étaient entièrement nouvelles pour moi : la bécassine de Wilson et le butor d'Amérique (photo), qui se laissaient aisément entendre tout en restant plus souvent qu'autrement cachées dans les roseaux.

Butor d'Amérique

Proche du butor, il y avait aussi une magnifique tortue de peut être une dizaine ou une quinzaine de centimètres de long qui se faisait chauffer sur une roche. Ailleurs: une grenouille et une couleuvre. Encore ailleurs: un écureuil roux et ce qui était peut-être un rat-musqué. 

Ce marais, le petit bois limitrophe et la rive du fleuve toute proche forment ensemble un parc magnifique et plein de vie. La richesse ornithologique du lieu et la présence d'amphibiens et de reptiles y sont indicatrices d'un écosystème en santé.

dimanche 23 avril 2023

Petite expérience d’observation

J’ai une petite lunette d’ornithologie grossissant de 15 à 45 x. Légère et peu encombrante (trépied inclus), elle se traîne partout et je l’aime bien. Par contre, elle a un petit défaut : au-delà d’un grossissement de 30 x, l’image devient floue. À 45 x, l’image est si floue que cette lunette d’ornithologie n’est plus très efficace pour l’identification d’une espèce observée au loin. Or, depuis quelque temps, j’avais envie de tester ma lunette astronomique pour l’ornithologie: c’est ce que j’ai fait ce matin, sur ma galerie, et les résultats présentent un certain intérêt.

Lunette astronomique

Convenons d’abord que, avec son trépied, cette lunette est assez lourde, un peu longue à assembler et peu mobile. Elle convient donc pour un site d’observation fixe, comme ma galerie ou un autre site très rapproché d’un véhicule de transport. Par contre, une fois assemblée, cette lunette se manœuvre bien plus aisément que toutes les lunettes d’ornithologie que j’ai essayées jusqu’ici: le poids des parties avant et arrière de la lunette est toujours parfaitement équilibré de part et d’autre de l’axe de mouvement vertical; de plus cet axe et l’axe de mouvement horizontal offrent une fluidité de mouvement remarquables. Pour tout dire, cette lunette se manœuvre avec le petit doigt, sans pourtant broncher au vent. Par ailleurs, avec un « coude » de 45°, l’image est droite et la posture d’observation est assez confortable pour une observation soutenue.

En ce qui concerne l’optique proprement dite, cette lunette ne peut pas zoomer, mais elle dispose de quatre oculaires qui peuvent être interchangés et qui donnent des grossissements plus qu’intéressants: 24 x (champ de vision de 2,5°), 50 x (1,2°), 86 x (0,7°) et 120 x (0,5°). Enfin, avec un objectif de 120 mm, cette lunette offre une grande luminosité, mais une luminosité affectée d’une légère aberration chromatique qui, surtout avec les grossissements les plus élevés, donne aux oiseaux observés une sorte de petite aura mauve. Je l’avais d’ailleurs déjà remarqué en observant la planète Jupiter. Ce phénomène est dû au système optique assez simple d’une lunette dite achromatique, tandis que les lunettes apochromatiques, plus sophistiquées et passablement plus lourdes, corrigent cette aberration.

Ce matin, de ma galerie, j’ai donc observé quelques espèces d’oiseaux avec ma lunette d’astronomie. Les oiseaux en vol sont évidemment moins faciles à trouver que les oiseaux marchant sur une pelouse ou perchés sur une branche. En vol, l’oculaire qui grossit 24 x s’avère donc incontournable, puisqu’il offre le plus grand champ de vision (2,5°). J’ai ainsi pu observer en les suivant des goélands à bec cerclés et des bernaches du Canada (soit dit en passant, ces bernaches sont ensuite passées si bas au-dessus de ma tête que c’était saisissant d’entendre leurs ailes battant l’air en une sorte de sifflement chuinté et cadencé). Ensuite, pour balayer le champ visuel et trouver des oiseaux marchant ou perchés à bonne distance (mettons à 100 mètres et plus), j’ai trouvé que l’oculaire grossissant 50x (champs de 1,2°) était le plus agréable à utiliser. Puis, à 86 x, un bruant familier, situé à environ 10 mètres et plutôt petit dans mes jumelles 8x42, remplissait le champ visuel de la lunette et, malgré l’aberration chromatique, laissait très facilement voir les détails du plumage, du bec et des pattes. Enfin, en raison du champ très restreint (0,5°) et de l’aberration chromatique plus accentuée, je n’ai pas trouvé que l’oculaire grossissant 120 x offrait un avantage significatif sur celui grossissant 86 x.

J’en conclus donc que pour de l’observation à partir d’un point fixe offrant un bon dégagement visuel et proche d’un stationnement (par exemple un quai), l’utilisation de ma lunette astronomique pour de l’ornithologie serait une nouvelle expérience particulièrement intéressante.

mercredi 19 avril 2023

Baie de Beauport et Île d'Orléans

Garrots à l'oeil d'or


Très belle sortie d’observation ornithologique, dimanche dernier, avec mon amie Myriam. Nous avons visité trois sites : la Baie de Beauport (Québec), le stationnement à la sortie du pont (Île d’Orléans), puis la rue Horatio-Walker à Sainte-Pétronille (Île d’Orléans). Beaucoup de plaisir à observer ensemble vingt-deux espèces différentes. Les oiseaux qui nous ont le plus fait plaisir à observer ont sans doute été le Plongeon catmatin, à la Baie de beauport, et les deux Vachers à tête brune, à Sainte-Pétronille, deux espèces que Myriam et moi avions rarement observées auparavant. On pourrait aussi mentionner certains des nombreux Garrots à l’œil d’or, en pleine parade nuptiale, relevant la tête vers le haut de leur façon si caractéristique (stationnement du pont). Le tout agréablement complété de café et de muffins : c’était un bel après-midi!

Plongeon catmarin

Voici la liste complète des espèces observées dimanche :

18 Bernaches du Canada, 1 Canard chipeau, 11 Canards colverts, 4 Canards noirs, 2 Canards pilets, 3 Fuligules à collier, 4 Petits garrots, 22 Garrots à l'oeil d'or, 2 Grand harles, 1 Pluvier kildir, 10 Goélands à bec cerclé, 1 Plongeon catmarin, 48 Cormorans à aigrettes, 3 Urubus à tête rouge, 1 Corneille d'Amérique, 4 Mésanges à tête noire, 30 Étourneaux sansonnets, 2 Merles d'Amérique, 4 Juncos ardoisés, 5 Bruants chanteurs, 2 Vachers à tête brune et 1 Cardinal rouge.

samedi 8 avril 2023

Bernaches, pluviers kildirs et bruant chanteur

Cet après-midi, mon amie Myriam et moi sommes allés faire une petite excursion ornithologique à l’Anse Guilmour. Située juste à l’est du chantier maritime, cette anse est le site lévisien où le plus d’espèces d’oiseaux a été recensé sur eBird (231 espèces). Cet après-midi, à marée basse et avec un petit vent frais de l’ouest, nous avons vu dix espèces d’oiseaux, dont une cinquantaine de bernaches du Canada et notre premier bruant chanteur de la saison. Celui-ci sautillait silencieusement au sol, sur l'estran, entre deux immenses plaques de glace. Mais ce qui nous a le plus fait plaisir, ce sont ces cinq pluviers kildirs (eux aussi nos premiers de la saison) qui se tenaient tous ensemble au bord du petit ruisseau, en bas de la côte Guilmour, que nous avons vu à l'aller puis au retour. C’était la première fois, Myriam et moi, que nous en voyions autant regroupés dans un même endroit. Nous nous demandions justement si les limicoles avaient commencé à arriver: nous avons eu la réponse! Notons enfin trois garrots à l’œil d’or et deux grands harles, visibles sur le fleuve à quelques encablures.

lundi 3 avril 2023

Cap-Rouge et Sainte-Foy

Belle sortie, dimanche après-midi, avec mon amie Myriam. Nous avons visité ensemble quelques beaux sites ornithologiques à Cap-Rouge et Sainte-Foy : le parc des Potiers, l’embouchure de la rivière Cap-Rouge et la base de plein-air de Sainte-Foy. On y a vu ou entendu toutes sortes d’espèces d’oiseaux : pic, cardinal, roselins, mésanges, goélands, corneilles, colverts. À l’embouchure de la rivière, nous avons notamment vu plusieurs dizaines de bernaches : c’était super de voir, en grand nombre, ces messagères ailées des beaux jours!

Il y avait longtemps que je n’étais pas passé par Cap-Rouge et l’embouchure de la rivière est un endroit vraiment magnifique. Mais ce qui a été une découverte, pour moi, c’est la base de plein air de Sainte-Foy : un beau grand parc où l’on trouve notamment des lacs et des zones boisées. La lumière printanière, sur les grandes étendues de neige, était éclatante. Myriam m’a indiqué que le nombre d’espèces, à cet endroit, augmentera significativement lorsque la glace des lacs aura fondu, me mentionnant aussi plusieurs espèces qu’elle y a observées et avec lesquelles je suis moins (ou pas du tout) familier. C’est enfin là que nous avons croisé de petits écureuils roux, courant sur la neige à toute vitesse, une espèce animale que je n’ai pas souvent eu l’habitude d’observer. L’un d’eux a même eu la gentillesse de prendre la pose pour une photo. Tout ça donne le goût d'y retourner.

Merci Myriam!