samedi 19 décembre 2020

Grande conjonction Jupiter-Saturne

15 décembre 2020 :

Je ne voulais pas la manquer, celle-là : la grande conjonction de Saturne et de Jupiter, à moins d'un degré l'une de l'autre. Pour la première fois depuis je ne sais quand, le ciel était enfin dégagé et je me suis dit : "C'est le temps ! Qui sait si le ciel ne sera pas encore couvert pour les prochaines semaines ? Et puis, elles sont déjà rendues si basses sur l'horizon, au couchant." J'ai donc pris ma petite lunette 60/330 d'ornithologie, qui offre un champ assez large et peut grossir jusqu'à 45x. Puis, je me suis rendu sur la falaise, à Lévis, au pied de la grande Croix de la rue Guénette. Il faisait froid, peut-être -15°C, et il y avait un grand vent d'ouest qui rendait l'air encore plus glacial. Surtout, ce vent rendait l'air instable et faisait vibrer la lunette, mais qu'importe : Jupiter et Saturne étaient là, dans les lueurs du couchant et de la ville, peut-être à 12° au dessus de l'horizon sud-ouest. Et elles étaient si proches l'une de l'autre. Wow ! 

Malgré le manque de netteté à la lunette, Jupiter était entourée de sa cour lunaire: Europe, Io, Callisto et Ganymède, bien visibles de part et d'autre de la planète, deux de chaque côté de la géante gazeuse. Un brin plus haut à l'est, mais visible dans le même champ, à moins de ¾ de degré, Saturne et sa couronne d'anneaux (fondus avec la planète en une forme ovale) donnait à l'ensemble une allure surréelle ! Ainsi, pour la première fois depuis quatre cents ans, Jupiter, le roi des dieux olympiens, et son père Saturne, le roi des antiques titans, acceptaient une rencontre "haut-sommet". Quel spectacle, que de distinguer ensemble, dans le même champ de ma lunette et entourées de leurs attributs royaux, ces gigantesques sphères célestes ! 

La pensée m'est alors venue, en les observant, que je ne reverrais peut-être jamais plus ensemble ces deux planètes, dans le même champ d'une lunette ou d'un télescope. Qui sait ? Le ciel sera peut-être de nouveau couvert pour quelques semaines ? Or, la prochaine conjonction si rapprochée de ces deux mondes n'aura lieu que dans de nombreuses années, bien après mon passage ici-bas... Cette pensée m'a donné le goût de garder l'oeil longtemps rivé à l'oculaire, afin de bien savourer ce spectacle exceptionnel. Mais qu'importe ! L'univers est si vaste, si peuplé et si vivant, en fin de compte, que les événements rares ne manquent pas. Outre la conjonction actuelle (qui culminera dans quelques soirs, le 21 décembre), cette année nous a aussi offert la très belle comète Neowise. Des événements rares, dans le ciel, on peut finalement en voir tous les ans : c'est l'un des bonheurs de l'astronomie. Profitons-en quand ils passent et constituons-nous un grenier de souvenirs célestes. Bonne observation et joyeuses fêtes !

mercredi 21 octobre 2020

Un heureux dénouement!

L’autre jour, en regardant par la fenêtre de la cuisine, il y avait un beau gros chat à côté du petit foyer qui se trouve dans la cour. Ce foyer, grillagé et en forme de pyramide, comporte une cheminée tubulaire au sommet. Je me demandais ce que ce chat faisait là, puis, avec beaucoup de fébrilité, le chat s’est mis à tourner autour du foyer. Je me suis alors rendu compte qu’un oiseau y était pris. Il y était probablement tombé par l’ouverture de la cheminée, mais il était incapable d’effectuer l’ascension verticale, par la cheminée, qui lui aurait permis d’en sortir.

J’ai alors mis mon manteau et je suis sorti dans la cours. En me voyant, le chat a préféré prendre le large, tandis que l’oiseau – une mésange à tête noire – semblait avoir en moi autant de confiance que dans le chat. Je lui ai alors ouvert la porte. Elle a hésité quelques secondes puis – pfuitt ! – elle s’est envolée plus vite que dans le temps de le dire. Elle s’est aussitôt perchée sur une branche du lilas et a émis son petit « tchitchip » de mésange. J’imagine qu’elle était, sinon reconnaissante, du moins soulagée !

Ce n’est qu’alors que je me suis posé la question : depuis combien de temps le chat était-il là? Puis : et elle, la mésange, depuis combien de temps y était-elle? Dix minutes? Deux heures? Une journée? Cette petite anecdote qui, pour moi, a duré deux ou trois minutes a peut-être été, pour elle, une longue éternité...

mercredi 22 juillet 2020

Aigle royal !

Hier midi, en passant sur le chemin des Îles, à Lévis, un aigle royal était bien visible, planant assez bas à proximité ! Il avait sous chacune de ses ailes, au milieu, une tache blanche très nettement délimitée, quasi-rectangulaire. Une bien belle surprise !

vendredi 15 mai 2020

Roitelet à couronne rubis

Hier, dans ma cour, j'ai eu le plaisir de voir ce magnifique roitelet à couronne rubis (photos) qui, après s'être promené dans les buissons, est venu se poser sur la corde-à-linge à quatre pieds de moi. Il m'a observé quelques secondes et puis, pfuit ! il s'est envolé. J'étais ravi de le voir de si près !


mercredi 22 avril 2020

Fuligules à collier

Ce matin, au bord du fleuve, j'ai pu observer deux oiseaux d'une espèce que je n'avais jamais vue auparavant : des fuligules à collier. Ils étaient en compagnie d'un canard colvert et de quelques goélands à bec cerclé, habituels à cet endroit. Tous ces oiseaux étaient proches du rivage et très faciles à photographier. Plus loin, j'ai aussi vu un pygargue à tête blanche, mon premier de l'année à Lévis.


 

lundi 20 avril 2020

Faucons émerillons

Ce matin, dans les arbres de la rue, il y a deux faucons émerillons. L'un d'eux fait sa toilette.




jeudi 16 avril 2020

Lever du jour

Ce matin, dans la cour, un petit bruant chanteur acclamait le lever du jour avec enthousiasme !




dimanche 5 avril 2020

Un oiseau étrange

Ce matin, vers 9h00, j’ai photographié cet oiseau dans les rues de Lévis. Il était en compagnie d’un merle (voir la photo étirée sur la longueur), avec qui il partageait l’allure d’ensemble, la grosseur, la forme et la couleur du bec, la voix (un petit « pup » bref et chaud, plus exactement) – sauf que cet oiseau inconnu était tout blanc et noir, avec deux taches beiges sous les flancs. Ne correspondant à aucune espèce d'oiseaux habituellement noirs et blancs, il s'agirait, selon toute vraisemblance, d'un merle d'Amérique atteint d'albinisme partiel (cf Le guide Sibley des oiseaux de l'est de l'Amérique du Nord, Éditions Michel Quintin 2006, page 13).



mercredi 25 mars 2020

La glace se détache de la rive

Alors que des bernaches du Canada et des canards colverts se reposent au bord de la glace qui couvre les berges du fleuve, une partie de cette glace craque et se détache en partie du reste de la banquise. Les bernaches s’agitent aussitôt, alors que les canards prennent plus de temps à réagir.


 

samedi 21 mars 2020

Sur la Côte-du-Sud

Avec ma cousine Anne, à la mi-mars, sur la Côte-du-Sud : deux pygargues à tête blanche (Saint-Michel) et six plectrophanes des neiges (Berthier-sur-Mer, photo). Il y avait plusieurs années que je n’avais pas vue cette dernière espèce.




mercredi 11 mars 2020

Deux corbeaux préparent leur nid

Au bord du fleuve, en fin de semaine dernière, deux grands corbeaux préparaient leur nid, l’un d’eux ayant au bec quelque matériau de construction, mousse ou plume (photo).



À la Forêt Montmorency

Durant le courant de l’hiver, je serai allé trois fois à la Forêt Montmorency.

Première visite, avec mon amie ornithologue Micheline.

Paysages fabuleux de forêt coniférienne et de montagnes. Nous y avons vu et entendu des dizaines de
becs-croisés bifasciés, mais aussi quelques oiseaux d’espèces qui étaient nouvelles pour moi, dont deux mésangeais du Canada (comme disait Micheline, on aurait dit des mésanges géantes!) et quelques tarins des pins. La température était glaciale, entre -20 et -15°C mais, bien habillés, on était à l’aise. Le chocolat chaud, de retour au chalet d’accueil, est très bien passé!

Seconde visite avec ma cousine Hélène et un groupe d’ornithologues

Nous y avons vu les mêmes espèces que Micheline et moi la fois précédente, ainsi que quelques autres. Mais le plus surprenant a été de voir ce merle d’Amérique, sur la glace d’un ruisseau, tout proche de l’eau (photo). C’était ma toute première observation de merle en hiver et le guide nous a raconté que si celui-ci a été vu à plusieurs reprises à cet endroit, il serait le seul merle à y passer l’hiver – et si les merles en hiver sont rares, ils le seraient encore plus à cet endroit.


J’ai aussi photographié un mésangeai du Canada, dans les conifères (photo, à peu près au centre mais se fondant dans les couleurs des arbres). Hélène était particulièrement heureuse des mésanges à tête brune.

Troisième visite avec mes amies Gersende et Sophie

Trois mésangeais du Canada sont venus se percher sur nos doigts pour grignoter goulûment ce qu’on leur offrait. Les voir approcher droit vers nous en un vol gracieux et ondulant, puis se poser et picorer dans nos mains est une expérience saisissante! Ils ont aussi un chant tout en douceur.

dimanche 1 mars 2020

Dans les rues de Lévis et au bord du fleuve

En marchant dans les rues de Lévis et au bord du fleuve, en fin de semaine, j’ai pu observer près d’une dizaine d’espèce d’oiseaux, dont un beau petit grimpereau brun (photo), une espèce que je n’avais vu qu’une seule fois auparavant. Il se reconnaît facilement à son bec courbé et à son habitude d’escalader les troncs d’arbre en en faisant le tour.



 

dimanche 9 février 2020

En raquette à Notre-Dame-du-Rosaire

Hier, avec François B., je suis allé faire de la raquette à Notre-Dame-du-Rosaire (comté de Montmagny) dans le Parc régional des Appalaches. En ce lendemain de neige abondante, c’est nous qui avons ouvert le sentier, avec de la neige jusqu’aux genoux! Nous y avons vu plusieurs oiseaux, dont deux espèces que je voyais pour la première fois : une mésange à tête brune et sept becs-croisés bifasciés. Nous avons aussi entendu un curieux chant d’oiseau, dans le bois, que j’entendais pour la première fois et qui m’a beaucoup intrigué.

dimanche 2 février 2020

Moineaux

2020.02.02 On voit de moins en moins de moineaux domestiques, depuis quelques années. À la traverse de Québec, il y en a pourtant plusieurs, que quelqu’un nourrit en leur laissant des graines sur le banc de neige. En ce dimanche matin, il y en avait une vingtaine. Il y a quelque temps, j’en ai compté une trentaine. Il pépient continuellement et se promènent d’une branche à l’autre, d’un édifice à l’autre, vifs et rapides. Un autobus ou un passant arrive et les voilà qui s’envolent tous en même temps. Ils ne sont pas faciles à compter! 


 

lundi 20 janvier 2020

Corneilles et corbeau

En allant chez ma nièce Mireille, hier, deux corneilles d’Amériques houspillaient un grand corbeau, autour du clocher de l’église de Saint-Romuald. Une troisième croassait non loin.

jeudi 2 janvier 2020

Première sortie ornithologique de l'année

Ce matin, une belle journée fraîche, sans grand vent, tranquille (c’est congé pour beaucoup de monde!) et très agréable pour marcher. Je suis donc allé me promener dans le quartier et sur le Parcours des Anses (Bienville). J’ai vu huit corneilles d’Amérique, deux pics, neuf moineaux domestiques, au moins cinq mésanges à tête noire et sept chardonnerets jaunes. Je n’ai pas reconnu ceux-ci immédiatement, car c’était la première fois que j’en observais en plumage d’hiver, plus brunâtre avec parfois de subtiles traces de jaune. J'ai aussi vu passer, haut et assez loin, un grand voilier d'oiseaux (une trentaine), se dirigeant vers le nord-est. Je n'ai pu les reconnaître, mais je suppose que c'était quelque espèce de canards.