jeudi 17 octobre 2024

C/2023 A3 (Tsuchinshan-Atlas), comète

C'est le nom d'une belle comète  actuellement visible le soir, au-dessus de l'horizon ouest. Je l'ai observée hier soir, de 19h00 à 19h30, de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis, alors qu'elle se trouvait au-dessus des Plaines d'Abraham. Pour la trouver, j'ai d'abord pris comme points de repère la planète Vénus (sur le point de disparaître sous l'horizon) et l'étoile Arcturus. Puis, ayant repéré la zone du ciel où la comète devait se trouver, j'ai balayé cette zone aux jumelles 9x63. 

Position approximative de la comète
Tsushinshan-Atlas,
le 16 octobre 2024 à 19h15 HAE

Tsuchinshan-Atlas n'a pas été bien difficile à trouver: elle avait une chevelure bien visible alors que sa queue, qui m'a d'abord semblé s'étendre sur un à deux degrés de longueur, devait en faire au moins trois en vision décalée*. Perdue dans les lumières du couchant et de la ville de Québec, cette comète était beaucoup plus difficile à voir sans jumelles: si je ne suis pas parvenu à la voir directement, j'ai toutefois réussi à la voir en vision décalée. 

Tsuchinshan-Atlas est ma septième comète, la première que j'ai observée étant C/1996 B2 (Hyakutake) en 1996.

Ce soir, on annonce un ciel assez dégagé, dans la région de Québec. Si vous voulez observer Tsuchinshan-Atlas, elle devrait s'être déplacée légèrement en haut à gauche, par rapport à sa position indiquée sur la carte ci-haut. Bonne observation!

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* C'est-à-dire en regardant un brin à côté de la position réelle de la comète.


mardi 15 octobre 2024

Petit séjour sur la Côte-Nord

Myriam et moi avons passé le samedi et le dimanche de l’Action de Grâce sur la Côte-Nord, avec une nuit dans le très beau village des Escoumins. Les buts de notre voyage étaient de profiter de la beauté de la Côte-Nord à l’automne et de voir quelques rapaces en migration aux alentours de Tadoussac.

Les couleurs étaient magnifiques! Celles des arbres, bien entendu, mais aussi celles du ciel et de la mer. Le ciel lourd de samedi donnait à l’eau une couleur bleu foncé remarquable, tandis que le ciel lumineux de dimanche lui donnait une teinte émeraude que je ne me souvenais avoir vu qu'à l'Atlantique, en Nouvelle-Écosse.

Saint-Siméon (Charlevoix)

Tadoussac

Cap-de-Bon-Désir, Bergeronnes

Pointe-de-la-Croix, les Escoumins

Cascade à Longue-Rive

La saison allant de l’avant et le vent soufflant avec vigueur, les espèces d’oiseaux que nous avons identifiées n’étaient pas si nombreuses (vingt-sept espèces, incluant les espèces vues sur la Côte-Nord et dans Charlevoix à l’aller comme au retour, mais très peu de passereaux – voir: https://ebird.org/tripreport/284139). Cependant, les individus de certaines espèces étaient très abondants, en particulier les eiders à duvets et les divers goélands. Nos avons aussi observé cinq rapaces, mais seulement deux nous ont laissé le temps de les reconnaître : des buses à queue rousse. Mentionnons enfin les alouettes hausse-col, que Myriam observait pour la première fois.

Mouette de Bonaparte

Eider à duvet

Alouette hausse-col

Corneilles d'Amérique

Du côté des mammifères marins, nous avons vu une assez grosse baleine proche de la rive et de nombreux phoques gris, dont plusieurs se nourrissaient dans les eaux du banc de sable de Portneuf-sur-Mer. Myriam et moi estimons d’ailleurs cet endroit comme l’un des plus beaux que nous ayons visité au Québec. Les photos ci-dessous ne donnent qu’une vague idée de l’étendue, de la beauté et de la sérénité de ce lieu magnifique.

Avant d'arriver au banc de sable de Portneuf-sur-Mer

Myriam et Sébastien à Portneuf-sur-Mer

Toute petite partie du banc de sable

Phoques gris

Goélands, eider et phoque gris

vendredi 11 octobre 2024

Aurores boréales du 11 octobre 2024

Il y a eu, cette nuit, de magnifiques aurores boréales, bien visible de Lévis. Profitant de quelques minutes d'éveil, vers 1h30, alors que le ciel était momentanément dégagé, je suis sorti dans la cour pour les observer. Elles ressemblaient à un immense rideau laiteux suspendu dans la constellation du Triangle (entre Andromède et le Bélier, presque au zénith) et s'étendaient essentiellement vers le nord. Leur longueur angulaire dépassait largement les soixante degrés. Elles étaient parcourues d'un mouvement rapide, comme une sorte de clignotement se déplaçant de façon perpendiculaire aux grands plis du rideau. C'était très impressionnant. Le schéma ci-dessous donne une petite idée de leur étendue.

Ces temps-ci, le soleil est au sommet de son cycle d'activité d'onze ans. Aux pôles terrestres, le champ magnétique de notre planète est creusé en forme d'immenses entonnoirs où peuvent descendre les particules projetées à très grande vitesse par le soleil, lors des tempêtes solaires. Ces particules de matières interagissent alors avec des particules de notre haute atmosphère. C'est ce qui donne les aurores polaires (boréales et australes) et leur majestueuse beauté.

2024 est vraiment une année solaire: en plus de l'éclipse totale du 8 avril dernier, il y a eu beaucoup d'aurores polaires et il y en aura sûrement encore plusieurs. Restez donc à l'affut et n'hésitez pas, la nuit, à jeter un petit coup d'oeil par une fenêtre, du côté nord: on ne sait jamais ! 😉

jeudi 10 octobre 2024

En chemin avec trois geais bleus

J'ai d'abord vu ces trois geais bleus sur les Plaines d'Abraham, juste à l'ouest de la Citadelle. Alors que j'ai pris la Promenade-des-Gouverneurs, qui surplombe le Cap-Diamant, ces trois mêmes geais volaient d'arbre en arbre à peu près au même rythme que ma marche, me dépassant parfois puis me laissant les dépasser, en alternance. C'est sur la Terrasse-Dufferin que je les ai vus pour la dernière fois, proche du Château Frontenac.

Geai bleu (photo ancienne)

mardi 1 octobre 2024

Un peu d'astronomie de banlieue

Vers 2h00, cette nuit, voyant qu'il y avait un ciel dégagé et sans Lune, je n'ai pu résister à la tentation de sortir sur ma galerie, avec mes jumelles 9x63, pour faire un peu d'astronomie. Évidemment, en banlieue de Québec, la pollution lumineuse est abondante et les quelques objets célestes qu'on réussit à voir sont noyés dans la lumière ambiante. Mais quand même : cette courte sortie m'a permis de voir deux planètes (Jupiter et Mars), deux lunes de Jupiter (Europe et Ganymède), une nébuleuse diffuse (Orion) et six amas ouverts (Pléiades, HyadesMessier 35, 36, 37 et 38). Messier 38, plus faible que les autres, ne se laissait cependant observer qu'en vision indirecte (en concentrant mon regard juste à côté de lui). Mais que dire des Pléiades et des Hyades, sinon qu'elles étaient magnifiques!

Carte

Je me suis même essayé à photographier le ciel, en fixant mon appareil-photo sur un trépied. Rien de très spectaculaire et les astrophotographes chevronnés auront sans doute un petit sourire, mais j'en appelle à leur indulgence: je ne suis pas un astrophotographe, mais un observateur visuel à l'ancienne qui aime rechercher, par saut d'étoile en étoile, de petits objets célestes moins souvent observés! (Pour les curieux : ma liste d'observation.)

Mars, Jupiter, Sirius et Orion
Si l'astronomie aux jumelles pique votre curiosité, n'hésitez pas à consulter ma page Initiation à l'astronomie. Vous y trouverez toute l'information nécessaire (et gratuite) pour débuter avec ce mode d'observation facile et agréable, même sous un ciel de banlieue comme le mien.

Ma photo de cette nuit semble toute noire (!) mais, comme partout ailleurs sur ce site, vous pouvez cliquer dessus pour l'agrandir et mieux la voir.