Ces notes d'observation (astronomique et ornithologique, pêle-mêle) vont de la plus récente à la plus ancienne.
2020.07.21, Comète C/2020 F3 (Neowise). Dans les lueurs du levant, éventail étroit visible à l’oeil en banlieue le 7 juillet; revue le soir une semaine plus tard, le 14, et enfin le 21 à la lunette. (Cette note est un ajout ultérieur à la création de cette page.)
2019.08, Lévis, Parcours des anses (Bienville). Un pygargue à tête blanche, un balbuzard pêcheur et un autre oiseau non identifié, les trois en vol, se disputaient un poisson qui est finalement retombé dans le fleuve.
2019.08,
Lévis, Parcours des anses (Bienville), un grand héron à la
pêche dans une mare, à marée basse : il marchait doucement,
puis se penchait précautionneusement avant de tendre son cou comme
un ressort pour tirer un poisson de l’eau et le gober tout rond
2019.08,
Gaspésie. De nombreuses espèces vues notamment à Mont-Louis,
Cap-des-Rosiers et dans la région de Percé. Notons en particulier
les milliers et les milliers de fous de Bassan de l’Île
Bonaventure : ils y nichaient en plusieurs endroits, notamment
dans les anfractuosités des falaises, et tournoyaient par milliers
au-dessus du bateau sur lequel nous étions embarqués pour aller sur
l’île. C’était époustouflant! Avec eux, il y avait des petits
pingouins, des guillemots à miroir, des macareux
moines, une mouette tridactyle, etc. Durant ce voyage,
cinq espèces que je n’avais jamais vues : mouette
tridactyle (la seule mouette que j’aie vue à ce jour!),
guillemot à miroir, arlequin plongeur, bécasseau semipalmé
et moucherolle à côtés olive. Sur l’île, au
casse-croûte, un goéland a fondu sur le sandwich d’un visiteur et
en a emporté une partie, laissant le pauvre homme complètement
hébété! Le plus drôle était cette affiche, au comptoir, qui se
lisait : « Attention au goéland chapardeur », ou
quelque chose du genre.
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| Fous de Bassan |
2019.07,
Lévis, deux passerins indigos
près d’une ruche derrière les vestiges de l’ancienne abbaye
cistercienne, proche de la rivière Etchemin; sûrement un des plus
beaux oiseaux que j’aie jamais vu!
2019.07,
Lévis, proche de l’Anse Russell. Un pygargue à tête blanche
et un urubu à tête rouge étaient perchés dans un même
arbre du haut de la falaise, à environ deux mètres l’un de
l’autre. Le pygargue émettait un petit son de temps à autre. La
comparaison de ces deux gros oiseaux, si rapprochés, était
saisissante!
2019.06,
Montérégie, près du mont Saint-Hilaire, un faucon
pèlerin en vol, chassant
juste devant nous au-dessus de la route 20
2018.08,
Lévis. Dans le cerisier de la cours, plusieurs oiseaux, adultes et
jeunes, dégustent les cerises qui sont visiblement bien mûres –
et abondantes. J’y ai vu, en même temps, des étourneaux
sansonnets, des merles
d’Amérique et des quiscales
bronzés.
2018.05.11 L’Aiguille et le Sombrero dans le télescope de 36 pouces de Denis M., à environ
200x. Wow !!! (Au Club d’astronomie le Ciel étoilé de
Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud.) Pour se faire d'abord une idée du télescope dont il est question ici, il
faut d'abord dire que « 36 pouces » signifie que le miroir principal
du télescope est d'un diamètre de 36 pouces. La longueur du tube, elle, est
peut-être autour de trois ou quatre mètre. (Pour observer dans le télescope, il
nous a fallu monter sur un escalier mobile qui fait penser aux escaliers
mobiles, dans les bandes-dessinées de Tintin, servant à monter dans un avion.)
Ce télescope est un instrument d'optique qui allie à la fois élégance, finesse
et gigantisme ! Les deux galaxies de ce soir, vues par la tranche, sont traversées sur
toute leur longueur par une bande de poussière sombre. L'Aiguille remplissait
toute la largeur du champ de vision. Très fine et élancée (d'où son nom), elle
comportait un petit renflement, au milieu, et sa bande sombre séparait très
nettement les deux moités de la galaxie, sur le sens de la longueur. La bande
sombre du Sombrero, de son côté, en raison de l'angle de vision un peu
plus incliné de cette galaxie, délimitait très bien son rebord. Ce rebord assez
net et l'allure d'ensemble de cette galaxie lui ont valu sont nom de
« Sombrero ». Il lui va très bien. Grand merci à Denis !
2018.05,
Lévis, en bas de l’Escalier rouge; une oie des neiges est
venue me voir, partant du fleuve et escaladant la berge jusqu'à
environ vingt-cinq de pieds de moi, où elle est restée une bonne
quinzaine de minutes à me regarder; je me suis assis à terre pour
ne pas l'effaroucher, puis j'ai pris la photo ci-dessus.
2017.10.20,
le Sculpteur et NGC 288. (Au Club d’astronomie le Ciel étoilé de
Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud.) Avec mes jumelles 9x63, je m'empresse de
chercher les deux objets célestes que j'ai le plus envie de voir ce soir-là,
tous les deux dans la constellation du Sculpteur, près de l'horizon sud :
la Galaxie du Sculpteur, et l'amas globulaire NGC 288. La galaxie
est facile à trouver, étendue et brillante. L'amas globulaire, lui, environ
1°45' au SE de la galaxie, ne se laisse voir qu'en vision décalée, mais les
deux objets sont visibles dans le même champ. Je le cherche ensuite avec
le télescope de 12 pouces du club avec un
oculaire de 32 mm, pour un grossissement de 48x. La galaxie se trouve assez
facilement c'est une belle galaxie spirale, étendue et lumineuse, qui fait
penser à M31 en plus petit. Je trouve ensuite l'amas globulaire : il assez
étendu et plutôt homogène, en ce sens que le centre n'est pas beaucoup plus
lumineux que la périphérie. J'ai l'impression que, vus ensemble dans un champ
de mettons 2°30' à 3°, avec par exemple une lunette de 4 ou 5 pouces,
l'observation de ces deux objets ensemble doit être particulièrement agréable.
NGC 288 était pour moi
2017.08,
Lévis, en bas de l’Escalier rouge; un urubu à tête rouge
en train de manger une carcasse de goéland, probablement laissée là
par la marée; trois pieds à côté, un goéland argenté
observait attentivement, espérant peut-être profiter lui-même d'un
bout de carcasse; c'est le premier urubu à tête rouge que
j'observais au sol
2017.07.
Alors que je suis installé dans mon bureau, à travailler en écoutant
la Symphonie concertante de Mozart, la fenêtre grande ouverte, deux
pigeons bizets
se posent sur la tablette de la fenêtre; durant de longues minutes,
ils semblent écouter la musique et cherchent à voir à l'intérieur,
à travers la moustiquaire; de temps en temps, ils donnent de très
légers coups de bec dans celle-ci, comme s'ils cherchaient à
l'ouvrir ou à la tasser, mais ils le font avec beaucoup de douceur.
2017.07,
Archipel de Mingan. Quelques goélands marins. L’un d’eux
volait à reculons, face au vent plus rapide que lui! Un goéland
argenté, à quelques reprises, a laissé tomber un oursin sur la
pierre afin de le briser et le manger. Les
petits pingouins
et les macareux moines (photo ci-dessous) vivent en bonne société,
nichant les uns proches des autres. En mer entre l'Île-à-la-Maison
et l'Île-aux-Perroquets, un essaim de ces oiseaux peu farouches
volait autour de nous. C’était magnifique! Probablement l’émotion
la plus intense que j’ai ressentie devant la beauté de la nature.
2016.06,
Nouvelle-Écosse, Île du Cap-Breton, Neil's Harbour, un pygargue
à tête blanche passe devant la fenêtre de ma chambre, au
dessus du rivage de l'océan Atlantique, au lever du jour. C’est ma
première observation de cette espèce.
2016.04.29, Sortie d'observation avec Emmanuel, sur le bord
d'une petite route de campagne à Saint-Vallier, dans Bellechasse. Mon but principal de la
soirée était de trouver et observer le quasar 3C 273. Je m'étais bien préparé,
à l'aide de cartes précises et de photos. Partant de Porrima (γ Vir), j'ai
commencé par remonter vers les deux galaxies spirales NGC 4536 et NGC 4527,
toutes deux visibles dans le même champs, à 39x, et placées symétriquement de
part et d'autre d'une paire d'étoile de magnitude 9, environ. Les galaxies
étaient de petites taches floues que j'ai observées aussi à 58x, mais je ne m'y
suis pas attardé outre mesure. Revenant à 38x, je me suis déplacé par saut
d'étoile en étoile à la zone où se trouve le quasar, mais il a fallu grossir
pour le voir. À 58x, il se laissait deviner et, à 125x, on le voyait à coté
d'une petite étoile plus faible que lui. J'ai encore grossi à 188x, où on
voyait mieux la configuration des étoiles d'alentours. Cet objet céleste situé
à environ deux milliards et demi d'années-lumière est d'apparence stellaire: si
je n'avais pas su qu'il s'agissait d'un quasar, rien n'aurait pu me laisser
deviner ce dont il s'agissait, tant il est ponctuel. On comprend alors spontanément
pourquoi on a nommé ces objets «quasars», «quasi-stars»! C'est aussi l'objet le
plus lointain que j'aie jamais observé, et je serais fortement surpris d'en
observer un plus lointain un jour, ou plutôt une nuit... En tout cas, c'est une
observation qui marque : plus tard, sur la route du retour, je n'arrêtais pas
de me dire « J'ai vu un quasar situé à deux milliards et demi d'années-lumière
». Que d'années! Quelle distance! Ce soir-là, j'ai trouvé
trois autres galaxies toutes proches les unes des autres. D'abord, en visant l'endroit recherché avec le Telrad, je
suis tombé du premier coup sur NGC 4656 (ou le Bâton de hockey ou le Lévrier).
Sa forme coudée était évidente mais, en raison de son épaisseur, je trouvais finalement
que le nom de «Lévrier» lui valait mieux que celui de «Bâton de hockey»; c'est
évidemment là une impression très subjective! À ma grande surprise, je l'ai
trouvée à 125x, ayant utilisé l'oculaire qu'Emmanuel avait laissé sur le
télescope quelques minutes avant. Toujours à ce grossissement, j'ai ensuite
trouvé NGC 4631 (ou Caldwell 32 ou la Baleine), une belle galaxie spirale avec
un renflement d'un côté qui lui donne davantage l'allure d'une irrégulière.
Elle porte bien son nom et a tout-à-fait l'air d'un grand cétacé. À ce
grossissement, elle prenait toute la largeur du champ. Juste à côté, la petite
NGC 4627 (ou le Baleineau ou le Souffle de a Baleine), une tache floue toujours observée à 125x.
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| Quasar 3C 273 (encerclé en bas à droite, image créée avec le logiciel Stellarium) |
2016.04.15, Chez moi à Lévis, 5 avril 2015. Au centre de l'« Ancien
Thebit », on retrouve Rupes Recta (le Mur Droit), qui se laissait voir,
hier soir, comme une ligne droite ombragée et fine, orientée approximativement
nord – sud. C'était la première fois que j'arrivais à le voir, après deux
tentatives infructueuses le mois dernier et avant. Dans le prolongement sud de
Rupes Recta, j'ai aussi pu apercevoir le « Manche d'Épée »,
qui serait le rempart est d'un ancien cratère, dont toute la partie ouest
serait effondrée et submergée par les laves de Mare Nubium. Ce « Manche d'Épée
» porte bien son nom, puisqu'il a l'allure d'un manche de fleuret dont Rupes
Recta serait la lame.
2015.04.30, Sortie d'observation avec Sébastien L. à l'observatoire
du club Le ciel étoilé, à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud. Avec le télescope de 500 mm du club,, je cherchais Messier 104 lorsque j'ai entendu un autre astronome dire à un quelqu’un, un peu plus loin sur le terrain d’observation : «Je vois la Grande Tache Rouge». J'ai donc
mis de côté ma recherche de Messier 104 pour observer Jupiter (à 196x). Une lune
était très proche du disque de la planète mais, surtout, on voyait bien les
bandes nuageuses sombres et, justement, la Grande Tache Rouge. J'étais très
content de voir celle-ci, que je n'avais jamais encore vue et que je rêvais de
voir depuis toujours ! Elle se présentait comme une tache orangée qui
débordait de la bande sombre équatoriale sud.
Plus tard, j'ai repris ma
recherche de Messier 104 (ou galaxie du Sombrero), que j'ai trouvée à 125x et
qui laissait bien voir sa forme caractéristique.
2015.04.17, Un bouquet de galaxies ! Vendredi 17 avril 2015,
approximativement de 20h30 à 23h00. Avec mon frère Emmanuel. Site
d'observation: de Saint-Vallier, dans Bellechasse. Ce soir, j’ai trouvé et observé une planète, une nébuleuse
planétaire, deux amas ouverts et trente-et-une galaxies. C'était la première
fois que j'observais cette nébuleuse et vingt-sept de ces galaxies. J'avoue avoir été très impressionné par la Chaîne de
Markarian et les bras spiraux de Messier 51. Je suis aussi heureux
d’avoir observé la très sympathique la Nébuleuse du Hibou. Nous avons
plié bagage peu après que le vent se soit levé, vers 23h00. Du côté d'Emmanuel,
Messier 108 a été sa nouveauté de la soirée. Peut-être pourra-t-on être étonné
que nous n'ayons pas observé Jupiter? Je crois que nous avions tellement soif
de galaxies que nous n'y avons même pas pensé. Mais il faut dire que, l'un et
l'autre, nous l'avions déjà observée souvent.
2014.08.29, Sagittaire et Grande Ourse. Soir du 29 août 2014, avec mon
frère Emmanuel. À la limite de Saint-Gervais et de Saint-Raphaël, Qc, (au bord
d'une petite route de campagne très peu achalandée). Je suis très content de cette soirée où j'ai pu trouver par moi-même, avec mon
télescope, les objets du Sagittaire que je souhaitais voir (Messier 8, 22 et 28),
d'autant plus que je ne suis pas familier de cette constellation. Emmanuel,
lui, a cherché et trouvé plusieurs objets et il m'a montré, dans son télescope,
Messier 51
(la Galaxie du Tourbillon, dans la Grande Ourse) et sa compagne NGC 5195,
l'amas globulaire Messier 54 dans le Sagittaire et la nébuleuse
planétaire Messier
57, l'Anneau de la Lyre.
2013.09.27 (Cette
soirée du 27 septembre 2013, à propos de
laquelle j'avais pris les notes ci-dessous dès le lendemain, a précédé d'un an
mon véritable retour à l'astronomie d'observation ; ce 27 septembre 2013, c'est
mon frère Emmanuel qui avait trouvé et m'avait montré tous les objets indiqués
plus bas ; je me souviens toutefois d'avoir rencontré, lors de cette soirée,
Denis Collin qui m'avait montré NGC 457 dans son télescope de 10 pouces.) Soirée d'astronomie, à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
(Montmagny), hier, avec mon frère Emmanuel qui a un télescope avec un miroir de
12''. Plusieurs beaux objets célestes ont été observés : - quelques amas globulaires dont Messier 13 et Messier 92,
dans Hercule, - quelques amas ouverts, dont les Pléiades (Messier 45)
et le Double amas de Persée (NGC 884 et NGC 869), - quelques galaxies dont Andromède (Messier 31),
ainsi que Messier
81 et Messier 82 dans la Grande Ourse, - des nébuleuses gazeuses comme celle de la Lyre (Messier 57
– que je me rappelle bien avoir vue dans le télescope de 14'' de Saint-Nérée,
il y a plus de trente ans) et les Dentelles du Cygne (NGC 6992 et NGC 6995), - les planètes Uranus et Neptune, que je n'avais jamais vues – ce
qui complète mon observation des planètes du système solaire (Pluton, que je
n'ai pas encore observée, n'étant plus considérée comme une planète). Il y avait là quelques autres astronomes amateurs, tous dotés de
bons instruments. L'atmosphère y était très sympathique. Une sapristi de belle
soirée !