vendredi 5 décembre 2025

Exposition-hommage à Louise-Carrier

Exposition-hommage à Louise Carrier, artiste peintre, née en 1925 et décédée en 1976, dans le cadre du centenaire de sa naissance.

Cette exposition-hommage est présentée au

Centre d'exposition Louise-Carrier, 33 rue Wolfe, Lévis QC,

jusqu'au 14 janvier 2026.

"Diplômée de l’École des beaux-arts de Québec, Louise Carrier a marqué le milieu des arts visuels de son époque. Le Musée national des beaux-arts du Québec lui consacre une exposition individuelle en 1967. Ses œuvres se retrouvent dans des collections prestigieuses dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec et du Musée des beaux-arts du Canada.

"Pour souligner le centenaire de la naissance de la peintre lévisienne Louise Carrier, nous vous invitons à revisiter son riche héritage artistique. Loin des courants en art actuel, elle nous a laissé une production intimiste inspirée de son quotidien. Portraits d’enfants, natures mortes, paysages et scènes à caractère religieux sont parmi les sujets qu’elle a privilégiés pour transmettre son profond amour de la vie.
"Cette exposition-hommage permettra de découvrir un corpus composé majoritairement de peintures et de dessins présentés au public à de rares occasions ou pour une toute première fois.

Espace DCL

samedi 8 novembre 2025

Emblème

J'avais le goût de m'amuser hier, après plusieurs journées assez chargées, et il m'est passé par l'esprit de créer, à partir de mon logo personnel, un emblème un peu plus élaboré. 

Mon logo est inspiré des mons japonais, l'équivalent en ce pays du blason occidental. Vous pouvez trouver l'explication de la symbolique de mon logo en cliquant ici.

 

L'idée est simple. Un peu comme dans l'art héraldique, j'avais hier le goût d'ajouter à mon mon quelque ornementation extérieure. Et comme le mon est simple, je voulais que l'ornementation soit simple elle aussi. J'ai donc choisi de l'orner d'une canne que j'aime bien et dont j'ai fait l'acquisition, plus tôt cette année, lors d'un séjour avec Myriam à l'Île-du-Prince-Édouard.

Pourquoi cette canne? D'abord, parce qu'elle est associé à un beau voyage fait avec Myriam. Ensuite, en raison de son pommeau à tête d'oiseau qui rappelle l'ornithologie. Enfin parce que c'est un objet associé à la marche, l'une de mes activités préférées, mais aussi une activité associé à mon choix écologique (fait très jeune) de ne jamais avoir d'automobile.

Voici, résumées sur l'illustration suivante, les étapes ayant mené à la création de mon nouvel emblème. 


Sébastien Garant © 2024 pour le logo, © 2025 pour l'emblème.

mercredi 15 octobre 2025

Comète C/2025 A6 (Lemmon)

Une belle comète est actuellement visible dans le ciel de l'hémisphère nord. J'ai eu le plaisir de l'observer ce matin, vers 5 h, sous un ciel de banlieue, avec mes jumelles 7x50.

Cette comète devrait gagner en luminosité de nuit en nuit, jusqu'au 21 octobre. Il est probable que, sous un ciel pas trop affecté par la pollution lumineuse, elle soit visible sans instrument d'optique. 

Pour connaître exactement la position de la comète heure après heure, je vous recommande de visiter le site Heavens Above en cliquant ici.

Pour en savoir davantage, je vous recommande aussi la visite du site Stelvision, d'où vient l'image suivante.


Bonne observation!

jeudi 11 septembre 2025

Une belle deuxième moitié d'été, riche en observation

Le mois d'août et le début du mois de septembre ont été riches en observation de la faune, pour Myriam et moi. Je vous montre ici quatre belles espèces observées au cours de cette période, dont trois d'oiseaux et une de reptiles.

D'abord, une sterne caspienne, une espèce que nous avions le plaisir d'observer pour la première fois. Cette sterne, beaucoup moins commune que la sterne pierregarin, se distingue de cette dernière par sa grosseur, par son bec proportionnellement beaucoup plus épais et par ses pattes noires au lieu de rouges.

Sterne caspienne et goélands

Ensuite un chevalier semipalmé. Myriam et moi l'observions en nous demandant de quel type de chevalier il s'agissait : pas de cercle oculaire net comme celui du chevalier solitaire, un bec plus court que celui du grand chevalier, mais plus fort que celui du petit chevalier. Notre livre d'identification nous a été utile et a dissipé tous nos doutes: c'était un chevalier semipalmé, encore une primecoche pour Myriam et moi!

Chevalier semipalmé

Puis, nous avons eu le plaisir d'observer quelques courlis corlieu, une espèce de limicoles au long bec courbé vers le bas que Myriam souhaitait voir depuis longtemps et que je n'avais observée qu'une seule fois auparavant.

Courlis corlieu

Mentionnons enfin plusieurs tortues peintes, observées dans quelques marais différents et dont voici la meilleure photo.

Tortue peinte

mardi 19 août 2025

Dessin d'une hirondelle bicolore

Voici mon dernier dessin: une hirondelle bicolore effleurant en vol la surface de l'eau, d'après une photo de ma cousine Hélène Chouinard. Dessin réalisé aux stylos Pilot Hi-Tecpoint V7 noir et bleu-vert.

samedi 2 août 2025

Perséides et conjonctions le 12 août 2025

Les Perséides (étoiles filantes) ne seront pas le seul phénomène astronomique intéressant de la nuit du 11 au 12 août. Deux brillantes conjonctions seront présentes dans le ciel, le 12 tôt matin, sans l'aide de quelque instrument d'optique que ce soit: la conjonction entre Vénus et Jupiter, à l'est, et la conjonction entre la Lune et Saturne, au sud. Évidemment, cette double observation demandera un peu de volonté, puisqu'elle sera observable idéalement vers 4h30 du matin, heure avancée de l'est.🪐

2025.08.12, 04h30 HAE

À cette heure, les Perséides sembleront provenir d'un point proche du zénith (presque directement placé au-dessus de vos têtes, dans la constellation de Persée). Les étoiles filantes se disperseront alors à peu près également vers tous les points de l'horizon. Vous pourrez donc observer les deux conjonctions en espérant voir aussi des étoiles filantes. Je  vous recommande toutefois ceci: après avoir observé la conjonction entre la Lune et Saturne, déplacez-vous pour que la Lune soit cachée par un arbre ou le coin d'une bâtisse; vos yeux seront moins gênés par la lumière lunaire pour voir les Perséides. Consultez aussi la météo, la veille, pour être sûrs de ne pas vous lever pour rien à 4h30!✨

Bonne observation!

mardi 15 juillet 2025

Grand héron

Petite sortie à Montmagny, ce matin, avec Micheline Roy. Les oiseaux y foisonnaient moins que d'habitude, en raison de la saison, mais on a pu y observer un peu plus d'une vingtaine d'espèces. Notons un peu commun bruant de Nelson et un magnifique grand héron, perché dans un arbre au bord d'une petite rivière et faisant sa toilette.


jeudi 10 juillet 2025

Le toki pona: une langue inventée fascinante!

La migration de printemps est terminée, les oiseaux se font plus discret pour élever les petits, le ciel est la plupart temps couvert: les conditions ne sont pas idéales pour l'ornithologie ou l'astronomie. C'est donc le temps de faire autre chose! Ces dernières semaines, je me suis donc mis à l'apprentissage du toki pona, une langue inventée par la linguiste canadienne Sonja Lang.

Cette langue a été inventée avec une intention ludique d'esthétisme et de minimalisme. Il s'agit d'une langue de 137 mots seulement. Étonnamment, elle permet, avec suffisamment d'entraînement, de parvenir à avoir une conversation de la vie courante. Personnellement, je la qualifierais de simple et difficile à la fois. Simple, parce que sa grammaire et son vocabulaire tiennent en deux pages. Difficile, d'abord parce qu'elle n'est pas structurée comme une langue indoeuropéenne et, ensuite, parce que la combinaison des quelques mots existant pour exprimer une idée plus précise demande une bonne part de réflexion*; enfin elle conserve toujours un certain flou: il serait très difficile, par exemple, de s'en servir pour écrire un traité d'astrophysique! Par contre, le contexte facilite beaucoup la compréhension de ce qui, exprimé hors contexte, serait flou et même ambigu.

Difficile ne veut toutefois pas dire inaccessible. Personnellement, j'y vois un jeu linguistique créatif dont le but est de parvenir à s'exprimer le plus clairement possible, c'est à dire en se faisant bien  comprendre de notre interlocuteur. Cela demande logique, créativité et mémoire. Peut-être un peu comme le jeu d'échec, qui ne s'en tient qu'à 32 pièces et quelques règles simples, mais qui demande un bon entraînement pour permettre au joueur d'atteindre un niveau intéressant, voire une maîtrise exceptionnelle.

Bref, je trouve cette langue fascinante et je suis heureux d'exprimer ici mon admiration envers la créatrice du toki pona et la communauté linguistique qui en fait une langue pleine de vie!

__________

* Il existe un dictionnaire anglais - toki pona (Toki pona dictionary, de Sonja Lang: voir la photo) qui suggère des combinaisons de mots pour exprimer des idées plus précises. Très pratique pour un débutant! Par exemple : "planet" (planète): ma sike (terre-cercle), mun (astre), mun tawa (astre-avançant).

jeudi 19 juin 2025

Élanion à queue blanche !

Rare présence au Québec d'un élanion à queue blanche, un oiseau de la famille des accipitridés (aigles, éperviers, etc.) Je l'ai observé avant-hier sur le rang Sainte-Anne, à Lévis, avec Micheline Roy. Les élanions à queue blanche se retrouvent normalement au Mexique, en Californie, au Texas, etc. Cet oiseau était bien visible, quoique loin au fond d'un champ, bien perché sur une branche d'un arbre sec.

vendredi 30 mai 2025

Au bord du fleuve

Il y avait de nombreux beaux oiseaux, cette semaine, au bord du fleuve. Voici trois espèces que j'ai eu le plaisir d'observer et de photographier.

D'abord, ce goéland hudsonien (appelé jusqu'à récemment "goéland argenté"). Il prenait son envol, au moment de la photo mais, sur celle-ci, il a presque l'allure d'un acteur étudiant dans son miroir quelque posture shakespearienne.


Puis, cette sterne pierregarin. Faisant du sur-place en vol, au-dessus du Saint-Laurent, elle guettait ce qui pourrait bientôt lui servir de repas. Je trouve ces sternes des oiseaux gracieux et agiles. Les voir pêcher est toujours un plaisir.


Enfin, cet oriole de Baltimore, d'abord entendu, puis vu lorsqu'il s'est déplacé pour se percher à la cime d'un arbre. Je me souviendrai toujours du premier oriole de Baltimore que j'ai vu. Mon père m'avait dit: "Viens voir: il y a un oriole de Baltimore dans le bain d'oiseaux." Ça a été un éblouissement.

mercredi 21 mai 2025

Ornithologie à Saguenay et Saint-Siméon

Oie des neiges à Saint-Siméon, par Myriam

Myriam et moi, on est récemment allés faire un petit voyage de trois jours à Saguenay et Saint-Siméon. Un des buts de cette sortie était l'observation des cygnes trompettes de Saint-Fulgence, près de Saguenay. On les a d'abord entendus - un couple y nichant - et on a soudain compris pourquoi ils portent leur nom! Si vous êtes curieux, il peut être intéressant pour vous d'aller cliquer sur le lien indiqué ci-dessus, puis de cliquer sur le bouton vert Écouter. Le troisième enregistrement de la liste donne une bonne idée des cris que nous avons entendus. Donc, après avoir d'abord entendus nos deux cygnes, on les vus. Après quelques minutes d'observation, il nous ont même fait la grâce de venir se poser plus près de nous et, durant un moment, ils ont fait leur parade nuptiale. Que d'élégance, chez ces grands oiseaux!

Un de nos coups de coeur, durant cette sortie, a été l'observation d'une vingtaine de parulines tigrées, une espèce d'abord vue à l'Anse-Saint-Jean, puis à quelques autres endroits. Élégantes et gracieuses, elles étaient peu farouche et, à notre grande surprise, toujours visibles sur un quai ou sur des rochers. En voici une photo, vue de très loin.

Paruline tigrée sur un rocher, devant l'horizon

La surprise du voyage a été le moqueur polyglotte de Saint-Siméon. Myriam et moi, on était à table au restaurant Quévillon, à Saint-Siméon, lorsqu'on a remarqué un oiseau perché sur une pancarte, de l'autre côté de la rue. Comme on avait les jumelles avec nous et que cet oiseau nous intriguait, on a les a utilisées pour observer ce volatile que Myriam a rapidement identifié: un moqueur polyglotte! 

Nos trois jours ont été pluvieux, venteux, brumeux et froids et, malgré tout, ils ont été passionnants. Bien sûr, on aurait aimé un peu de soleil! Mais le plaisir de l'ornithologie a été tel qu'il a fait fi des conditions météo inconfortables. Et puis, il y a de ces grisailles qui ne manquent ni de beauté ni de grandeur!

Le lac Jacques-Cartier, dans le parc des Laurentides

Cette fois-ci, on n'avait volontairement que nos téléphones cellulaires pour prendre des photos, préférant nous consacrer essentiellement à l'observation visuelle.

Pour les passionnés d'ornitho, voici la liste de toutes les espèces observées durant notre petit voyage. 

Sentier à Saint-Fulgence

mardi 13 mai 2025

Trois primecoches

Belle sortie ornithologique improvisée, hier, en compagnie de Micheline Roy et Claude Deschênes, deux ornithologues expérimentés. 

On a commencé par faire un tour du côté de Montmagny où, aux étangs d'épuration, j'ai pu observer mes tout premiers phalaropes de Wilson. Ces phalaropes sont de petits limicoles qui ont l'habitude de tourner presque sur place à la surface de l'eau, afin de brasser celle-ci pour faire remonter leur nourriture à portée de bec. Il étaient trois. Voici donc une très belle primecoche (première observation)! On a aussi vu s'envoler un bihoreau gris, qui n'était que mon deuxième à vie, et on a observé un troglodyte des marais, une autre espèce que je n'avais pas vu souvent. Un excellent début de journée!

Phalaropes de Wilson

Mais la journée continuait! Après un dîner pris sur le pouce à Montmagny, on s'est dirigé vers le 5e Rang, à La Durantaye. Tout de suite en arrivant, Claude a repèré, dans un champs deux goélands bruns en compagnie d'autres espèces de goélands. Deuxième primecoche pour moi! Le goéland brun a un point rouge sous le bec, il a les pattes jaunes et le dos de ses ailes est gris foncé. Il est à peu près de la grosseur du goéland hudsonien.

Goélands brun et hudsonien

Mais ce que cherchaient Micheline et Claude, pour en avoir déjà vu sur le 5e Rang une année précédente, c'était des maubèches des champs. On a donc marché quelques centaines de pieds le long du rang, scrutant un peu partout pour voir s'il n'y en aurait pas un quelque part. C'est finalement Micheline qui en a trouvé deux, leurs petites têtes sympathiques surgissant et replongeant dans l'herbe par intermittence. Et hop! Troisième primecoche! Les Maubèches sont une espèce en diminution. Comme il nichent au sol, dans les champs, les nids sont souvent détruits par la machinerie agricole. Heureusement, plusieurs agriculteurs sont maintenant sensibilisés à la question et, lorsqu'ils savent qu'un nid de maubèche est présent dans leur champ, ils le contournent pour le préserver.

Maubèche des champs

Merci donc à Micheline et Claude pour cette belle sortie en leur compagnie! Voir des oiseaux en compagnie d'ornithologues plus avancés que soi est toujours une excellente occasion de découvrir et d'apprendre.

lundi 5 mai 2025

Intense fin de semaine ornithologique

La forêt et la falaise au cap Tourmente

De nouveau, Myriam et moi avons eu une belle fin de semaine ornithologique, assez intense même, avec un total de plus d’une cinquantaine d’espèces observées. Samedi, on est allés au marais Provancher, à Neuville, et, dimanche, au cap Tourmente. Dimanche, on était accompagnés de notre amie Micheline. Au moins quatre espèces de parulines étaient présentes à l’un ou l’autre endroit (ou aux deux): parulines à joues grises, à collier, à couronne rousse et à croupion jaune.

Au marais Provancher, le fait saillant était la présence d’une visite plutôt rare: un canard siffleur (en compagnie de quelques canards d'Amérique). On a aussi eu le plaisir de voir tambouriner une gélinotte huppée. Malheureusement, j’avais oublié d’apporter mon appareil photo et la photo prise avec mon téléphone cellulaire est assez floue... La voici quand même.

Gélinotte huppée

Le lendemain, au cap  Tourmente, je n’avais pas oublié mon appareil et je me suis repris en prenant quelques photos. Voici mes préférées.

Merle d'Amérique nichant

Bruant hudsonien

Urubus à tête rouge sur une corniche de la falaise

Hirondelle bicolore

Pour la liste complète des espèces observées durant cette belle fin de semaine, cliquez ici.

vendredi 2 mai 2025

Autoportrait et introspection

Aujourd'hui, je me suis livré à un exercice que je n'avais pas fait depuis des années : dessiner un autoportrait. 


C'est un exercice introspectif parfois sérieux et parfois ludique, mais toujours fascinant et difficile à la fois, en ce sens qu'il nous amène à essayer d'exprimer un regard lucide sur soi-même, avec ses forces et ses faiblesses. Souvent, le résultat de cet exercice nous dérange, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi: comme il était écrit sur le fronton du temple de Delphes - et comme l'a repris Socrate: "Γνῶθι σεαυτόν (Gnôthi seautón, Connais-toi toi-même)". Apprendre à se connaître soi-même, c'est l'une des clefs du bonheur.

Voici quelques uns des autoportraits que j'ai réalisés au fil des ans. Ils datent de 1991, 1996, 2004, 2009 et 2025. Trente-quatre ans séparent le plus ancien du plus récent, le plus vieux du plus jeune, alors que leur auteur approche tranquillement mais sûrement, quoique avec un étonnement et un sourire assez amusés, de sa propre vieillesse. 

D'ailleurs, pour poursuivre dans la veine philosophique, je ne puis m'empêcher de remarquer que, si les plus anciens de ces autoportraits sont symboliquement tournés vers l'avant (vers la droite), les plus récents sont tournés vers l'arrière (vers la gauche). Symbolique inconsciente, sans doute, mais qui se laisse soudain percevoir et qui devient révélatrice de la longue et durable perception du temps qui passe. Je dois dire ici que ne me sens plus jeune (si je me sentais ainsi, j'aurais une bien trop longue expérience de la jeunesse pour être crédible à mes propres yeux!) mais que je me sens heureux, probablement beaucoup plus heureux qu'il y a trente-quatre ans. Il me semble que notre société devrait amorcer une réflexion sur la beauté et la joie qu'il peut y avoir à vieillir - si du moins on veut bien consentir à ne plus voir la vieillesse comme une malheureuse fatalité, mais plutôt comme une étape de la vie qui peut être pleine de sens.

Je ne puis m'empêcher de penser ici à Rembrandt Van Rijn qui, durant sa longue vie, a réalisé tant d'autoportraits, tantôt sérieux, tantôt ludiques, mais toujours si introspectifs. Il a sans doute été le grand maître de ce genre pictural.

samedi 26 avril 2025

Fin de semaine de Pâques

Ma conjointe et moi poursuivons nos observations ornithologiques de printemps, alors que plusieurs espèces commencent à arriver du sud. Durant le congé de Pâques, on en a profité pour faire un tour à l'île d'Orléans, puis à l'étang Burbank, en Estrie, et au Parc éco-maritime de l'Anse-au-Port, à Nicolet. Voici quelques photos.

Canards pilets et autres, île d'Orléans

Bernaches du Canada, étang Burbank

Plongeon huard, étang Burbank

Sarcelles d'hiver, Nicolet

À Nicolet, les jeux de lumière et de reflets sur l'eau étaient magnifiques!

Lumière et reflets

lundi 14 avril 2025

Le printemps est bien installé!

Le printemps est bien installé et, ces derniers jours, ma conjointe et moi avons fait de belles sorties d'ornithologie: au Réservoir Beaudet de Victoriaville, aux étangs de Baie-du-Febvre et à divers endroits de Québec. Voici quelques photos de ces sorties.

Bernaches du Canada

Petit fuligule

Le petit fuligule se distingue du fuligule milouinan, dont il est très semblable, par certains détails subtils comme la petite bosse pointue derrière la tête.

Rat-musqué

Canard souchet de face

Canard souchet de profil

À première vue, le canard souchet ressemble au canard colvert, mais le bec est beaucoup plus gros et les couleurs du plumage sont disposées autrement.

Baie-du-Febvre et bernaches du Canada

Chevaux

Seb avec des chevaux

Ces chevaux étaient fins et curieux. Lorsque je leur ai parlé et les ai approchés tout doucement, de l'autre côté du fil de fer qui nous séparait, ils sont venus me voir. L'un d'eux s'est même laissé caresser le museau. C'est impressionnant de sentir sur notre main la puissance et la chaleur du souffle d'un cheval!

Nid
Nous entendions et cherchions à voir un corbeau. Nous ne l'avons pas vu, mais nous avons trouvé ce nid énorme, haut perché dans la structure du pont de chemin-de-fer de Cap-Rouge. Était-ce celui du corbeau entendu ou celui de quelque autre gros volatile? Nous ne sommes pas en mesure de le dire!

samedi 15 mars 2025

Ciel du début du printemps

Le printemps arrive bientôt. Voici la carte du ciel du 21 mars 2025, en début de soirée, pour quelqu'un qui se trouve dans la vallée du Saint-Laurent (ou n'importe où ailleurs entre le 45e et le 50e degrés de latitude nord). On retrouve sur cette carte les constellations de printemps, mais aussi les deux planètes Mars et Jupiter, l'étoile double Mizar et Alcor, ainsi que l'amas stellaire Coma, tous facilement visibles aux jumelles sous un ciel de banlieue ou de campagne. Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter ma page sur le ciel de printemps en cliquant iciBonne observation!


(En passant: le printemps est la meilleure saison pour observer des galaxies. Quelques unes sont observables, mais avec une paire de jumelles de qualité ou un petit télescope, sous un ciel de campagne bien noir. Par exemple: les galaxies Messier 81, 82 et 101, dans la Grande Ourse, et Messier 51 et 106, dans les Chiens de chasse. Elles ont l'apparence de minuscules taches floues.)