lundi 30 décembre 2019

Réflexion de fin d'année

2019 arrive à son terme. Pour moi, cette année aura été marquante puisque j'aurai observé de nombreuses espèces d'oiseaux pour la première fois, soit 42 espèces sur les 119 que j'ai observées à ce jour. C'est un peu plus du tiers. Il y en aura eu de toutes sortes: je pense, par exemple, au canard chipeau, à la sarcelle d'hiver, au bécasseau sanderling, au guillemot à miroir, au faucon pèlerin, au grand pic, au goglu des prés, au bruant à couronne blanche, à la paruline des ruisseaux, etc. Je les aurai observées dans différentes régions du Québec, mais surtout ici-même, à Lévis, et parfois chez moi.

C'est toujours agréable de voir une espèce pour la première fois, mais c'est captivant d'en observer d'autres sur une base régulière et de découvrir leur mode de vie au fil des jours. Par exemple, je reste impressionné par ce héron en train de pêcher que j'ai pu observer, à quelques reprises durant l'été, dans les mares du Parcours des Anses, à Bienville.

On ne sait jamais trop ce que nous réserve une année à venir. Je formule pourtant deux souhaits pour 2020 : que de plus en plus de gens découvrent le bonheur qu'il y a à côtoyer les oiseaux et que les oiseaux, de leur côté, passent une année heureuse à nous côtoyer.

Bonne année 2020 à toutes et à tous ... et aux oiseaux !



vendredi 8 novembre 2019

Rimouski

J'ai passé ma fin de semaine des 2 et 3 novembre à Rimouski, avec ma cousine. Samedi soir, nous avons assisté au très beau concert de L'Orchestre symphonique de l'Estuaire, dans lequel nous connaissons des musiciens. J'ai aussi profité de notre présence là-bas pour observer des oiseaux, notamment dimanche matin, à proximité du phare. Les oiseaux aquatiques y étaient très nombreux, dont des oies des neiges, des bernaches, diverses espèces de canards et de goélands. J'étais particulièrement content d'observer une macreuse à bec jaune, une espèce de canard que je n'avais vu auparavant qu'une seule fois, en Gaspésie en 2017. La veille, nous avons vu quelque chose de fort singulier. Notre première impression était celle d'un objet ou d'un animal qui avançait très vite à la surface de l'eau, suivi de son sillage. C'était très surprenant. Les jumelles, toutefois, ont laissé voir un groupe très rapproché d'oiseaux, un groupe compact, suivi d'une longue file plus espacée, d'où notre première impression.

Vue du phare de Pointe-au-Père



samedi 12 octobre 2019

Cap-Tourmente

Lorsque j’étais jeune, il y avait six espèces d’oiseaux que je rêvais d’observer un jour : l’aigle royal, le grand duc, le harfang des neiges, le grand pic, le grand corbeau et le cardinal rouge. Aujourd’hui, en allant faire une excursion au Cap-Tourmente avec François B., j’ai pu observer la seule espèce des six que je n’avais pas encore vue : le grand pic. Il picorait un vieux tronc dans la forêt, au pied de la falaise. Parmi les autres espèces observées aujourd’hui, mentionnons une grande aigrette qui pêchait au Marais-de-la-grande-ferme.

mardi 8 octobre 2019

Houu ! Houu ! Hou-hou !

Samedi dernier, dans la forêt de l’arrière-pays de Montmagny à faire de l'astronomie. Vers 23h00, une chouette rayée est entendue à plusieurs reprises.

samedi 28 septembre 2019

Un ornithologue plein de curiosité

Je vois un canard d’une espèce que je n’avais encore jamais rencontrée, ce matin, au bord du fleuve : un canard chipeau, parmi un grand nombre de canards colverts et quelques canards noirs. Je suis content d’avoir un livre d’ornithologie avec moi, pour pouvoir trouver de quelle espèce il s’agit. Puis, un peu plus tard, en haut de la falaise, je demande à un ornithologue expérimenté qui se trouve là :

« Est-ce que ça se peut qu’il y ait un canard chipeau parmi les canards colverts et les canards noirs?
–  Tu étais à la bonne page.
–  À la bonne page?
–  Oui, je t’ai observé qui cherchais dans ton livre et tu étais à la bonne page. »

Je lui lève mon chapeau bien cordialement ! Il avait lu par dessus mon épaule (et de beaucoup plus haut), avec sa lunette !

mercredi 25 septembre 2019

Des « Frédéric » dans la cour

Plusieurs bruants dans la cour. Parmi eux, au moins quatre qu’on appelle souvent des « Frédéric » : ces petits oiseaux un peu mystérieux qu’on entend souvent mais qu’il n’est pas facile de voir lorsqu’ils chantent, cachés qu’ils sont dans les arbres. Aujourd’hui, il y en a de forme blanche et de forme chamois, qui se promènent en pépiant (mais ils ne chantent pas) d’un endroit à l’autre. La photo ci-dessous date toutefois d’il y a quelques jours.




lundi 23 septembre 2019

Équinoxe d'automne

Journée grise et pluvieuse en ce début d'automne. Pourtant, trois bruants pépient dans les lilas de la cour, puis se baignent dans la gouttière du cabanon. La pluie ne les dérange pas, les bougres !

dimanche 15 septembre 2019

Une journée de grand vent

Le matin, au bord du fleuve, Parcours des anses (Bienville). Lorsque un pygargue à tête blanche arrive à hauteur de la falaise, les nombreux goélands à bec cerclé et canards colverts s'envolent dans le temps de le dire! Un peu plus tard, j'entends un "plouf!" et je me retourne : un balbuzard pêcheur est à la surface du fleuve, les ailes étendues sur l'eau. Il essaye de s'envoler, mais n'y arrive pas. Que ce passe-t-il? Je suis intrigué. L'oiseau essaie de nouveau, mais sans succès. Au troisième essai, je réussis à voir qu'il tient dans ses serres un poisson presque aussi long que lui. Il retombe encore sur l'eau, les ailes à plat. Après quatre ou cinq essais, il échappe le poisson qui disparaît. Le balbuzard n'a plus qu'à s'en aller. Je vois aussi un canard noir, parmi les colverts, un cormoran à aigrettes, deux urubus à tête rouge, sept bernaches du Canada et un grand héron. Pas de passereaux, mais il vente à écorner les boeufs.

L'après-midi, chez nous. Les oiseaux qui ont pratiquement vidé le cerisier de la cour se régalent maintenant dans le cormier des voisins. Mais il y a, sous le cerisier, un oiseau que je n'ai jamais vu auparavant: dessus brun et dessous jaune picoté de brun. Je fais un petit croquis très rapide sur le premier bout de papier venu et, après avoir bien observé ce petit oiseau au bec fin, qui remue la queue continuellement, je cherche dans mes livres: c'est une paruline des ruisseaux!

vendredi 13 septembre 2019

Dans le cerisier

Lévis, chez nous. 

Cette semaine, tôt matin, je termine mon déjeûner et je regarde par la fenêtre de la cuisine. Le temps est gris et il bruine mais … voilà! Le moment tant attendu depuis des semaines est enfin arrivé : les fruits sont mûrs et le cerisier de la cour est rempli de merles d’Amérique. Ils sont au moins sept, les gloutons, et ils s’en donnent à cœur joie! Avec eux, je vois aussi une petite paruline, mais de quelle espèce? Je ne sais pas : leurs plumages d’automne se ressemblent trop et je ne la vois qu’à la sauvette, entre deux frémissements d’ailes et de feuilles. Qu’importe : elle aussi a pu profiter des gourmandises de l’arbre. 

Puis, le lendemain, à travers les merles, je me demande s’il n’y a pas une grive, mais je ne la vois, elle aussi, que très rapidement. 

Le surlendemain, enfin, plusieurs espèces sont visibles dans le cerisier : des merles, la grive à dos olive (que j’ai pu reconnaître cette fois avec certitude), un étourneau sansonnet, deux bruants à gorge blanche (forme chamois) et au moins un bruant familier

Les années passées, j’avais observé, dans le même cerisier, des merles, des quiscales bronzés et des geais bleus, sans parler, un soir, de quatre ratons-laveurs! C'est qu'il en attire, du monde, ce bel arbre!

dimanche 8 septembre 2019

Quelques notes d’observation anciennes

Ces notes d'observation (astronomique et ornithologique, pêle-mêle) vont de la plus récente à la plus ancienne.

2020.07.21, Comète C/2020 F3 (Neowise). Dans les lueurs du levant, éventail étroit visible à l’oeil en banlieue le 7 juillet; revue le soir une semaine plus tard, le 14, et enfin le 21 à la lunette. (Cette note est un ajout ultérieur à la création de cette page.)

2019.08, Lévis, Parcours des anses (Bienville). Un pygargue à tête blanche, un balbuzard pêcheur et un autre oiseau non identifié, les trois en vol, se disputaient un poisson qui est finalement retombé dans le fleuve.

2019.08, Lévis, Parcours des anses (Bienville), un grand héron à la pêche dans une mare, à marée basse : il marchait doucement, puis se penchait précautionneusement avant de tendre son cou comme un ressort pour tirer un poisson de l’eau et le gober tout rond

2019.08, Gaspésie. De nombreuses espèces vues notamment à Mont-Louis, Cap-des-Rosiers et dans la région de Percé. Notons en particulier les milliers et les milliers de fous de Bassan de l’Île Bonaventure : ils y nichaient en plusieurs endroits, notamment dans les anfractuosités des falaises, et tournoyaient par milliers au-dessus du bateau sur lequel nous étions embarqués pour aller sur l’île. C’était époustouflant! Avec eux, il y avait des petits pingouins, des guillemots à miroir, des macareux moines, une mouette tridactyle, etc. Durant ce voyage, cinq espèces que je n’avais jamais vues : mouette tridactyle (la seule mouette que j’aie vue à ce jour!), guillemot à miroir, arlequin plongeur, bécasseau semipalmé et moucherolle à côtés olive. Sur l’île, au casse-croûte, un goéland a fondu sur le sandwich d’un visiteur et en a emporté une partie, laissant le pauvre homme complètement hébété! Le plus drôle était cette affiche, au comptoir, qui se lisait : « Attention au goéland chapardeur », ou quelque chose du genre.

Fous de Bassan

2019.07, Lévis, deux passerins indigos près d’une ruche derrière les vestiges de l’ancienne abbaye cistercienne, proche de la rivière Etchemin; sûrement un des plus beaux oiseaux que j’aie jamais vu!

2019.07, Lévis, proche de l’Anse Russell. Un pygargue à tête blanche et un urubu à tête rouge étaient perchés dans un même arbre du haut de la falaise, à environ deux mètres l’un de l’autre. Le pygargue émettait un petit son de temps à autre. La comparaison de ces deux gros oiseaux, si rapprochés, était saisissante!

2019.06, Montérégie, près du mont Saint-Hilaire, un faucon pèlerin en vol, chassant juste devant nous au-dessus de la route 20

2018.08, Lévis. Dans le cerisier de la cours, plusieurs oiseaux, adultes et jeunes, dégustent les cerises qui sont visiblement bien mûres – et abondantes. J’y ai vu, en même temps, des étourneaux sansonnets, des merles d’Amérique et des quiscales bronzés.

2018.05.11 L’Aiguille et le Sombrero dans le télescope de 36 pouces de Denis M., à environ 200x. Wow !!! (Au Club d’astronomie le Ciel étoilé de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud.) Pour se faire d'abord une idée du télescope dont il est question ici, il faut d'abord dire que « 36 pouces » signifie que le miroir principal du télescope est d'un diamètre de 36 pouces. La longueur du tube, elle, est peut-être autour de trois ou quatre mètre. (Pour observer dans le télescope, il nous a fallu monter sur un escalier mobile qui fait penser aux escaliers mobiles, dans les bandes-dessinées de Tintin, servant à monter dans un avion.) Ce télescope est un instrument d'optique qui allie à la fois élégance, finesse et gigantisme ! Les deux galaxies de ce soir, vues par la tranche, sont traversées sur toute leur longueur par une bande de poussière sombre. L'Aiguille remplissait toute la largeur du champ de vision. Très fine et élancée (d'où son nom), elle comportait un petit renflement, au milieu, et sa bande sombre séparait très nettement les deux moités de la galaxie, sur le sens de la longueur. La bande sombre du Sombrero, de son côté, en raison de l'angle de vision un peu plus incliné de cette galaxie, délimitait très bien son rebord. Ce rebord assez net et l'allure d'ensemble de cette galaxie lui ont valu sont nom de « Sombrero ». Il lui va très bien. Grand merci à Denis !

2018.05, Lévis, en bas de l’Escalier rouge; une oie des neiges est venue me voir, partant du fleuve et escaladant la berge jusqu'à environ vingt-cinq de pieds de moi, où elle est restée une bonne quinzaine de minutes à me regarder; je me suis assis à terre pour ne pas l'effaroucher, puis j'ai pris la photo ci-dessus.

 
2017.10.20, le Sculpteur et NGC 288. (Au Club d’astronomie le Ciel étoilé de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud.) Avec mes jumelles 9x63, je m'empresse de chercher les deux objets célestes que j'ai le plus envie de voir ce soir-là, tous les deux dans la constellation du Sculpteur, près de l'horizon sud : la Galaxie du Sculpteur, et l'amas globulaire NGC 288. La galaxie est facile à trouver, étendue et brillante. L'amas globulaire, lui, environ 1°45' au SE de la galaxie, ne se laisse voir qu'en vision décalée, mais les deux objets sont visibles dans le même champ. Je le cherche ensuite avec le  télescope de 12 pouces du club avec un oculaire de 32 mm, pour un grossissement de 48x. La galaxie se trouve assez facilement c'est une belle galaxie spirale, étendue et lumineuse, qui fait penser à M31 en plus petit. Je trouve ensuite l'amas globulaire : il assez étendu et plutôt homogène, en ce sens que le centre n'est pas beaucoup plus lumineux que la périphérie. J'ai l'impression que, vus ensemble dans un champ de mettons 2°30' à 3°, avec par exemple une lunette de 4 ou 5 pouces, l'observation de ces deux objets ensemble doit être particulièrement agréable. NGC 288 était pour moi 

2017.08, Lévis, en bas de l’Escalier rouge; un urubu à tête rouge en train de manger une carcasse de goéland, probablement laissée là par la marée; trois pieds à côté, un goéland argenté observait attentivement, espérant peut-être profiter lui-même d'un bout de carcasse; c'est le premier urubu à tête rouge que j'observais au sol

2017.07. Alors que je suis installé dans mon bureau, à travailler en écoutant la Symphonie concertante de Mozart, la fenêtre grande ouverte, deux pigeons bizets se posent sur la tablette de la fenêtre; durant de longues minutes, ils semblent écouter la musique et cherchent à voir à l'intérieur, à travers la moustiquaire; de temps en temps, ils donnent de très légers coups de bec dans celle-ci, comme s'ils cherchaient à l'ouvrir ou à la tasser, mais ils le font avec beaucoup de douceur.

2017.07, Archipel de Mingan. Quelques goélands marins. L’un d’eux volait à reculons, face au vent plus rapide que lui! Un goéland argenté, à quelques reprises, a laissé tomber un oursin sur la pierre afin de le briser et le manger. Les petits pingouins et les macareux moines (photo ci-dessous) vivent en bonne société, nichant les uns proches des autres. En mer entre l'Île-à-la-Maison et l'Île-aux-Perroquets, un essaim de ces oiseaux peu farouches volait autour de nous. C’était magnifique! Probablement l’émotion la plus intense que j’ai ressentie devant la beauté de la nature.


2016.06, Nouvelle-Écosse, Île du Cap-Breton, Neil's Harbour, un pygargue à tête blanche passe devant la fenêtre de ma chambre, au dessus du rivage de l'océan Atlantique, au lever du jour. C’est ma première observation de cette espèce.

2016.04.29, Sortie d'observation avec Emmanuel, sur le bord d'une petite route de campagne à Saint-Vallier, dans Bellechasse. Mon but principal de la soirée était de trouver et observer le quasar 3C 273. Je m'étais bien préparé, à l'aide de cartes précises et de photos. Partant de Porrima (γ Vir), j'ai commencé par remonter vers les deux galaxies spirales NGC 4536 et NGC 4527, toutes deux visibles dans le même champs, à 39x, et placées symétriquement de part et d'autre d'une paire d'étoile de magnitude 9, environ. Les galaxies étaient de petites taches floues que j'ai observées aussi à 58x, mais je ne m'y suis pas attardé outre mesure. Revenant à 38x, je me suis déplacé par saut d'étoile en étoile à la zone où se trouve le quasar, mais il a fallu grossir pour le voir. À 58x, il se laissait deviner et, à 125x, on le voyait à coté d'une petite étoile plus faible que lui. J'ai encore grossi à 188x, où on voyait mieux la configuration des étoiles d'alentours. Cet objet céleste situé à environ deux milliards et demi d'années-lumière est d'apparence stellaire: si je n'avais pas su qu'il s'agissait d'un quasar, rien n'aurait pu me laisser deviner ce dont il s'agissait, tant il est ponctuel. On comprend alors spontanément pourquoi on a nommé ces objets «quasars», «quasi-stars»! C'est aussi l'objet le plus lointain que j'aie jamais observé, et je serais fortement surpris d'en observer un plus lointain un jour, ou plutôt une nuit... En tout cas, c'est une observation qui marque : plus tard, sur la route du retour, je n'arrêtais pas de me dire « J'ai vu un quasar situé à deux milliards et demi d'années-lumière ». Que d'années! Quelle distance! Ce soir-là, j'ai trouvé trois autres galaxies toutes proches les unes des autres. D'abord, en  visant l'endroit recherché avec le Telrad, je suis tombé du premier coup sur NGC 4656 (ou le Bâton de hockey ou le Lévrier). Sa forme coudée était évidente mais, en raison de son épaisseur, je trouvais finalement que le nom de «Lévrier» lui valait mieux que celui de «Bâton de hockey»; c'est évidemment là une impression très subjective! À ma grande surprise, je l'ai trouvée à 125x, ayant utilisé l'oculaire qu'Emmanuel avait laissé sur le télescope quelques minutes avant. Toujours à ce grossissement, j'ai ensuite trouvé NGC 4631 (ou Caldwell 32 ou la Baleine), une belle galaxie spirale avec un renflement d'un côté qui lui donne davantage l'allure d'une irrégulière. Elle porte bien son nom et a tout-à-fait l'air d'un grand cétacé. À ce grossissement, elle prenait toute la largeur du champ. Juste à côté, la petite NGC 4627 (ou le Baleineau ou le Souffle de a Baleine), une tache floue toujours observée à 125x.

Quasar 3C 273 (encerclé en bas à droite, image créée avec le logiciel Stellarium)

2016.04.15, Chez moi à Lévis, 5 avril 2015. Au centre de l'« Ancien Thebit », on retrouve Rupes Recta (le Mur Droit), qui se laissait voir, hier soir, comme une ligne droite ombragée et fine, orientée approximativement nord – sud. C'était la première fois que j'arrivais à le voir, après deux tentatives infructueuses le mois dernier et avant. Dans le prolongement sud de Rupes Recta, j'ai aussi pu apercevoir le « Manche d'Épée », qui serait le rempart est d'un ancien cratère, dont toute la partie ouest serait effondrée et submergée par les laves de Mare Nubium. Ce « Manche d'Épée » porte bien son nom, puisqu'il a l'allure d'un manche de fleuret dont Rupes Recta serait la lame.

2015.04.30, Sortie d'observation avec Sébastien L. à l'observatoire du club Le ciel étoilé, à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud. Avec le télescope de 500 mm du club,, je cherchais Messier 104 lorsque j'ai entendu un autre astronome dire à un quelqu’un, un peu plus loin sur le terrain d’observation : «Je vois la Grande Tache Rouge». J'ai donc mis de côté ma recherche de Messier 104 pour observer Jupiter (à 196x). Une lune était très proche du disque de la planète mais, surtout, on voyait bien les bandes nuageuses sombres et, justement, la Grande Tache Rouge. J'étais très content de voir celle-ci, que je n'avais jamais encore vue et que je rêvais de voir depuis toujours ! Elle se présentait comme une tache orangée qui débordait de la bande sombre équatoriale sud. Plus tard, j'ai repris ma recherche de Messier 104 (ou galaxie du Sombrero), que j'ai trouvée à 125x et qui laissait bien voir sa forme caractéristique.

2015.04.17, Un bouquet de galaxies ! Vendredi 17 avril 2015, approximativement de 20h30 à 23h00. Avec mon frère Emmanuel. Site d'observation: de Saint-Vallier, dans Bellechasse. Ce soir, j’ai trouvé et observé une planète, une nébuleuse planétaire, deux amas ouverts et trente-et-une galaxies. C'était la première fois que j'observais cette nébuleuse et vingt-sept de ces galaxies.  J'avoue avoir été très impressionné par la Chaîne de Markarian et les bras spiraux de Messier 51. Je suis aussi heureux d’avoir observé la très sympathique la Nébuleuse du Hibou. Nous avons plié bagage peu après que le vent se soit levé, vers 23h00. Du côté d'Emmanuel, Messier 108 a été sa nouveauté de la soirée. Peut-être pourra-t-on être étonné que nous n'ayons pas observé Jupiter? Je crois que nous avions tellement soif de galaxies que nous n'y avons même pas pensé. Mais il faut dire que, l'un et l'autre, nous l'avions déjà observée souvent.

2014.08.29, Sagittaire et Grande Ourse. Soir du 29 août 2014, avec mon frère Emmanuel. À la limite de Saint-Gervais et de Saint-Raphaël, Qc, (au bord d'une petite route de campagne très peu achalandée). Je suis très content de cette soirée où j'ai pu trouver par moi-même, avec mon télescope, les objets du Sagittaire que je souhaitais voir (Messier 8, 22 et 28), d'autant plus que je ne suis pas familier de cette constellation. Emmanuel, lui, a cherché et trouvé plusieurs objets et il m'a montré, dans son télescope, Messier 51 (la Galaxie du Tourbillon, dans la Grande Ourse) et sa compagne NGC 5195, l'amas globulaire Messier 54 dans le Sagittaire et la nébuleuse planétaire Messier 57, l'Anneau de la Lyre.

2013.09.27 (Cette soirée du 27 septembre 2013, à propos de laquelle j'avais pris les notes ci-dessous dès le lendemain, a précédé d'un an mon véritable retour à l'astronomie d'observation ; ce 27 septembre 2013, c'est mon frère Emmanuel qui avait trouvé et m'avait montré tous les objets indiqués plus bas ; je me souviens toutefois d'avoir rencontré, lors de cette soirée, Denis Collin qui m'avait montré NGC 457 dans son télescope de 10 pouces.) Soirée d'astronomie, à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud (Montmagny), hier, avec mon frère Emmanuel qui a un télescope avec un miroir de 12''. Plusieurs beaux objets célestes ont été observés : - quelques amas globulaires dont Messier 13 et Messier 92, dans Hercule, - quelques amas ouverts, dont les Pléiades (Messier 45) et le Double amas de Persée (NGC 884 et NGC 869)- quelques galaxies dont Andromède (Messier 31), ainsi que Messier 81 et Messier 82 dans la Grande Ourse, - des nébuleuses gazeuses comme celle de la Lyre (Messier 57 – que je me rappelle bien avoir vue dans le télescope de 14'' de Saint-Nérée, il y a plus de trente ans) et les Dentelles du Cygne (NGC 6992 et NGC 6995)- les planètes Uranus et Neptune, que je n'avais jamais vues – ce qui complète mon observation des planètes du système solaire (Pluton, que je n'ai pas encore observée, n'étant plus considérée comme une planète). Il y avait là quelques autres astronomes amateurs, tous dotés de bons instruments. L'atmosphère y était très sympathique. Une sapristi de belle soirée !